IA : le « Human Consent Standard » encadre l’entraînement des modèles de langage sans autorisation
Le Human Consent Standard, ou HCS, a été créé par l’ONG RSL Media fondée en 2025 par l’actrice Cate Blanchett. En juin 2026, l’organisme proposera une base de données pour permettre aux internautes de vérifier leur identité et d’indiquer les permissions qu’ils accordent aux IA.

Les systèmes d’intelligence artificielle ne peuvent fonctionner sans entraînement, ce qui implique de les « alimenter » avec un maximum de données afin qu’elles puissent répondre à nos demandes. À ce stade, il est indéniable que la situation est chaotique.
Les IA accèdent aux données sur Internet sans (quasiment) jamais solliciter l’avis des personnes concernées. Cette méthode devient d’autant plus problématique lorsqu’il s’agit de données protégées par des droits d’auteur. De plus en plus de personnes s’opposent à cette pratique, mais un changement reste difficile à envisager.
Une solution possible réside dans les trois lettres suivantes : HCS, pour Human Consent Standard. Ce concept a été élaboré par l’ONG RSL Media, fondée en 2025 par l’actrice Cate Blanchett (connue pour son rôle de Galadriel dans Le Seigneur des Anneaux, entre autres). L’organisation a déjà mis en place le Really Simple Licensing (RSL), dont le HCS est une version améliorée.
Nouveau standard pour informer les IA sur les droits d’entraînement
Ce standard prend la forme d’une page robots.txt. Les machines qui visitent un site Internet l’examinent et y trouvent des règles concernant la collecte de données pour entraîner les IA.
Contrairement au RSL, qui « s’applique généralement au contenu accessible via une URL spécifique », le Human Consent Standard « s’applique à l’œuvre, à l’identité, au personnage ou à la marque sous-jacente, quel que soit l’endroit où elle apparaît », précise Eckart Walther, cofondateur de RSL Media.
En juin 2026, l’organisme proposera aux internautes une base de données où ils pourront vérifier leur identité et préciser les permissions qu’ils accordent ou non aux IA. Ce projet bénéficie du soutien de nombreuses personnalités d’Hollywood, telles que George Clooney, Tom Hanks, Kristen Stewart et Meryl Streep. Son succès dépendra toutefois de la volonté des entreprises spécialisées dans les IA.

