
GTA 6 : les vidéos volées sont-elles vraiment de 2023 ? Démêlons le vrai du faux.
Une nouvelle vidéo de GTA 6, révélée par le groupe Cyberleek, ravive les interrogations sur l’authenticité des images. D’une durée d’environ deux minutes, cette séquence met en scène l’un des protagonistes au volant d’une voiture pendant la nuit. Cette fuite survient à quelques jours de la diffusion d’un aperçu exclusif du jeu sur Netflix, prévu pour le 27 août.
Il est important de rappeler que Cyberleek ne se positionne pas comme un simple fan, mais comme un collectif qui revendique des vols de données. Leur objectif est de dénoncer le fait que GTA 6 est proposé en précommande numérique, sans version physique à l’horizon, ce qui soulève des préoccupations quant à la transparence du produit. Bien que ni Rockstar ni Take-Two n’aient confirmé l’authenticité des vidéos, les demandes de retrait pour violation des droits d’auteur suggèrent que ces séquences pourraient être réelles.
Le débat autour de l’ancienneté des vidéos a pris de l’ampleur. Après la diffusion des deux premières séquences, des internautes ont analysé les métadonnées et ont estimé qu’elles dataient de fin 2023, en se basant sur l’encodage avec FFmpeg 6.1, un logiciel dont la version a été publiée en novembre 2023. Toutefois, cette date ne correspond pas à celle de la capture des images, mais plutôt à celle de la compression des fichiers, ce qui complique l’évaluation de leur ancienneté.
La dernière vidéo apporte un élément déterminant : pendant que le personnage conduit, une chanson intitulée « Sports Car » de Tate McRae passe à la radio. Ce morceau a été commercialisé le 24 janvier 2025, ce qui implique que les images diffusées ne peuvent pas être antérieures à cette date. Pour les joueurs, cela signifie que les vidéos en circulation sont probablement très proches de la version finale du jeu, dont la sortie est prévue pour le 19 novembre 2026. Cette annonce a déjà suscité des précommandes record, tandis que l’aperçu sur Netflix promet d’être un montage validé par le studio, sans métadonnées à analyser.
En parallèle, Cyberleek a formulé trois revendications à l’adresse de l’industrie du jeu vidéo. La première exige l’arrêt des précommandes numériques, plaidant pour que les éditeurs ne proposent plus de versions dématérialisées avant la sortie officielle et les tests indépendants. La deuxième demande concerne l’élimination des contenus téléchargeables (DLC) solo « factices », c’est-à-dire des éléments déjà présents dans le jeu mais verrouillés derrière un paiement supplémentaire. Enfin, la troisième revendication appelle à la préservation du contenu solo, en insistant sur la nécessité d’offrir une version hors ligne et un correctif final permettant de débloquer l’ensemble du contenu une fois les serveurs fermés.
Cependant, ces revendications sont accompagnées d’une proposition controversée. Le manifeste de Cyberleek incite les joueurs à investir dans un memecoin hébergé sur la blockchain Solana pour financer un « projet secret », sans en préciser la nature. Ce geste soulève des doutes, car il semble également viser à promouvoir un jeton spéculatif. Il est conseillé de ne pas investir dans ce type de cryptomonnaie, qui a souvent tendance à chuter après un engouement médiatique. De plus, il convient de rappeler que les vidéos en question proviennent d’un contenu volé, relayé par un groupe ayant un intérêt financier dans le buzz qu’il génère.
