
GoPro : La caméra « Mission 1 » évolue pour tous les créateurs
La nouvelle caméra Mission 1 Pro de GoPro est résistante et étanche jusqu’à 20 mètres sans boîtier et est spécifiquement conçue pour les créateurs de contenus. GoPro annonce plus de 5 heures de tournage en 1080p à 30 images/seconde, ce qui représente 70 % de plus que sur la caméra HERO 13.
GoPro évolue. Si sa nouvelle caméra Mission 1 Pro demeure un appareil d’action, solide et étanche jusqu’à 20 mètres sans boîtier, GoPro ne la destine plus uniquement aux sportifs aguerris souhaitant capturer leurs exploits. Ce changement s’inscrit dans une tendance où le fabricant s’adresse désormais aux créateurs de contenus. Avec la Mission 1 Pro, vlogueurs, influenceurs, youtubeurs et filmmakers disposeront d’un outil spécifiquement conçu pour eux, prêt à élargir les horizons de leurs créations. 20 Minutes a pu tester l’appareil.
GoPro vise plus large et plus loin. Avec ses caméras Mission 1, GoPro reste fidèle à son identité. Toutefois, le fabricant d’action cams depuis vingt-quatre ans diversifie son offre avec des appareils dotés de capacités plus ambitieuses. Parmi les trois nouveaux modèles (Mission 1, Mission 1 Pro et bientôt Mission 1 Pro ILS), la version « Pro » que nous avons essayée incarne la polyvalence. Pesant 210 grammes, elle présente un écran arrière OLED agrandi de 2,59’’, soit 6,57 cm, ainsi qu’un écran avant de 1,4’’, soit 3,55 cm (malheureusement non tactile), et une optique large, difficile à confondre avec d’autres. De plus, elle intègre un capteur au format 1 pouce, le plus grand pour ce type d’appareil.
Les concurrents DJI et Insta360 ne parviennent pas à rivaliser : leurs caméras ont des capteurs plus petits. L’avantage ? Une qualité d’image nettement supérieure, avec davantage de détails, une meilleure finesse et une réduction de bruit en basse lumière optimisée. Par ailleurs, il est possible de filmer en 8K (jusqu’à 60 images par seconde). L’objectif n’est pas simplement de produire des films en très haute résolution, gourmands en espace de stockage, mais de permettre le « cropping », c’est-à-dire de couper dans une image (vidéo ou photo jusqu’à 50 mégapixels), tout en conservant une qualité élevée.
Enfin, ce capteur d’un pouce permet de filmer en Open gate, exploitant ainsi toute sa surface (en 4K 120). Au montage, il sera important de choisir un format carré, paysage ou portrait pour adapter la réalisation aux différents modes de diffusion. Une flexibilité appréciée par de nombreux utilisateurs.
Facile à manipuler (bien que les novices en GoPro puissent mettre un temps à s’habituer à l’ergonomie), la Mission 1 offre plusieurs modes préenregistrés (Photo, Cinéma, Ralenti, Faible Lumière…). Il est également possible de créer ses propres modes en quelques secondes, comme sur les caméras d’action HERO de la marque.
La promesse d’une meilleure qualité vidéo implique également un son de qualité. GoPro a équipé sa Mission 1 de quatre microphones (un de plus qu’auparavant), mais il est également possible de connecter des micros sans fil via Bluetooth 5.3 : ceux de GoPro ou ceux de marques bien connues comme DJI.
Bien qu’un avis définitif soit à formuler après plus d’essais (les vacances d’été nous y aideront !), nos premiers tests de la Mission 1 sont encourageants. Testée lors d’un festival musical avec des images en haute et basse lumière et lors d’un essai de vélo électrique, la nouvelle GoPro présente de sérieux atouts. La promesse de qualité d’image est respectée, avec un niveau de détails satisfaisant.
Cependant, les images prises ne se démarquent pas nécessairement. Lors du concert du groupe Morcheeba, les prises de vue du public devant la scène sont apparues assez « bouchées ». De même, notre passage dans un tunnel sombre sous les quais de Seine à Paris a produit des images un peu trop sombres.
Les ralentis, ainsi que les accélérés, restent impressionnants, tout comme la stabilisation HyperSmooth de la caméra, vraiment remarquable. En ce qui concerne l’autonomie, GoPro annonce plus de 5 heures de tournage en 1080p à 30 images par seconde et plus de 3 heures en 4K (à 30 images/seconde). Ces chiffres représentent respectivement une amélioration de 70 % et 80 % par rapport à la caméra HERO 13 de la marque.
On peut donc se passer de batterie supplémentaire pour une utilisation modérée. En revanche, il ne faut pas s’attendre à une mémoire interne, car la Mission 1 n’en dispose pas, ce qui est regrettable.
Un nouvel accessoire, désormais indispensable, fait son apparition : une cage de protection pour la caméra qui sert également de poignée grip. Doté d’un déclencheur ingénieux qui facilite les prises de vue, cet accessoire représente une vraie innovation, bien qu’il entraîne un encombrement supplémentaire et nécessite un investissement à partir de 49 euros.
La Mission 1 Pro est vendue au prix de 699 euros, ce qui en fait un appareil coûteux. Sa version plus abordable, la Mission 1, est proposée à 599 euros. Bien qu’elle soit moins performante en matière de ralentis et que ses vidéos en 8K aient une fréquence d’images inférieure, elle peut largement suffire. Face à la concurrence croissante, notamment celle de DJI avec la nouvelle Osmo Pocket 4P et d’Insta360 avec sa Luna Ultra, GoPro doit se démarquer avec une offre séduisante.
