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GMKtec NucBox K13 : le premier mini-PC Lunar Lake, ultra discret

Le GMKtec NucBox K13 utilise le processeur Intel Core Ultra 7 256V (Lunar Lake) avec une fréquence maximale de 4,8 GHz et 8 cœurs/8 threads. Le prix de lancement commence à 700 euros pour ce mini-PC qui offre 16 Go de RAM et un SSD de 1 To.

Le marché des mini-PC a largement évolué vers la puissance brute, avec des appareils de plus en plus volumineux pour intégrer des processeurs mobiles performants tels que les Ryzen AI 9 ou les Core Ultra 9 de la série H.

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Le GMKtec NucBox K13 fait exception à cette tendance. Plus fin, plus léger et plus économe, il mise sur l’efficacité du nouveau processeur Intel Lunar Lake, le Core Ultra 7 256V. Le constructeur chinois a déjà acquis une certaine expertise dans ce domaine et présente ici sa première machine fondée sur cette plateforme spécifique.

Nous avons testé pour vous pendant deux semaines la version avec 16 Go de RAM et un SSD de 1 To.

Fiche technique

Caractéristiques GMKtec NucBox K13
Processeur Intel Core Ultra 7 256V (Lunar Lake, 8 cœurs/8 threads, jusqu’à 4,8 GHz)
Gravure TSMC 3 nm
GPU intégré Intel Arc 140V (8 cœurs Xe2)
NPU Intel AI Boost, 47 TOPS
Puissance IA totale 115 TOPS (CPU + GPU + NPU)
Mémoire vive 16 Go LPDDR5X 8533 MT/s soudée, non évolutive
Stockage 1 To NVMe PCIe 4.0 (Huawei eKitStor Xtreme 200E)
Extension stockage 1 emplacement M.2 2280 PCIe 4.0 supplémentaire
Réseau filaire 5 GbE (RJ-45)
Réseau sans-fil Wi-Fi 6E, Bluetooth 5.2
Connectique avant 2 × USB-A 3.2 Gen 2, jack 3,5 mm, bouton d’alimentation
Connectique arrière HDMI 2.1, 2 × USB4 (DP 1.4 Alt Mode, PD 100 W), USB-A 2.0, RJ-45 5 GbE, jack 3,5 mm
Affichage Jusqu’à 3 écrans 4K simultanés
TDP configurable 17 W – 37 W
Dimensions 186 x 88 x 36,6 mm
Poids 506 g
Alimentation Bloc DC 100 W (9,9 x 6,3 x 2,3 cm)
Système Windows 11 Pro préinstallé
Prix de lancement À partir de 700 euros

Un format docking station qui change des cubes habituels

Il faut l’admettre, le K13 est original. Alors que la plupart des mini-PC ont une forme cubique compacte, à la manière du Mac mini, GMKtec a opté pour un boîtier allongé, semblable à une station d’accueil plutôt qu’à un ordinateur de bureau.

GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Avec ses dimensions de 186 × 88 mm et une épaisseur de seulement 36,6 mm, il pourrait évoquer un disque dur externe un peu épais. Il pèse 506 grammes, soit près de 25 % de moins qu’un MSI Cubi NUC AI+ doté d’une plateforme similaire.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

La construction inspire confiance. Le châssis en métal gris anthracite est complété par un fond en plastique vert, reprenant la couleur du logo GMKtec.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

C’est un design sobre et élégant, avec une finition correcte au regard du prix. Le boîtier ne cherche pas un style extravagant, ce qui est préférable pour cet appareil destiné à être placé sur un bureau, derrière un écran ou intégré dans une installation discrète.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Les choix d’ergonomie semblent pratiques. À l’avant, se trouvent deux ports USB-A 3.2 Gen 2, une prise jack combo, ainsi que le bouton d’alimentation.

Au dos, les connexions essentielles sont présentes : un HDMI 2.1, deux ports USB4 compatibles DisplayPort 1.4 et Power Delivery 100 W, un USB-A 2.0, un port Ethernet 5 GbE, une seconde prise jack et l’entrée d’alimentation. Le bloc d’alimentation est lui-même très compact, poursuivant la philosophie du produit.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Le K13 supporte un montage VESA grâce à un support fourni. Vu sa finesse, il peut facilement se glisser derrière un moniteur. Toutefois, attention si vous pensez à le positionner verticalement : il n’a pas de pieds sur les bords courts, et les grilles d’aération sont sur les côtés. Le placer en position debout bloque la ventilation, ce qui pourrait entraîner une surchauffe. Il est donc conseillé de le maintenir en position horizontale, comme prévu.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

En revanche, un petit regret au niveau de la connectique : il n’y a pas de lecteur de carte SD, pas de DisplayPort standard, ni d’OCuLink. Concernant ce dernier point, GMKtec compense avec deux ports USB4 de 40 Gbps, permettant de brancher un eGPU, mais avec un débit théorique inférieur aux 64 Gbps offerts par un port OCuLink. Ce compromis est logique compte tenu du format, mais ceux qui envisagent une utilisation intensive du GPU externe pour les jeux devront en tenir compte.

Démontage, évolutivité et un format qui ne fait aucun compromis

L’accès à l’intérieur est l’un des plus simples que j’aie rencontrés cette année. Il suffit d’une petite vis cruciforme et de quelques aimants pour retirer la trappe inférieure en quelques secondes.

À l’intérieur, deux emplacements M.2 2280 PCIe 4.0 sont accessibles, dont l’un est occupé par le SSD préinstallé, l’autre restant disponible, permettant d’ajouter jusqu’à 8 To supplémentaires, soit 16 To au total. On trouve également l’emplacement M.2 2230 pour le module Wi-Fi et la pile CMOS.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

En ce qui concerne la mémoire vive, la situation est moins favorable. Les 16 Go de LPDDR5X sont intégrés à la carte mère, donc impossibles à mettre à niveau.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Cela résulte d’une limitation inhérente à la plateforme Lunar Lake d’Intel, qui intègre la RAM directement dans le package du processeur via la technologie Foveros pour accroître la bande passante. Le bénéfice est réel, mais il faut admettre que la machine sera limitée à 16 Go pour toute sa durée de vie. Pour un usage bureautique, multimédia ou pour des tâches d’IA légère, cela reste suffisant. En revanche, pour faire tourner plusieurs machines virtuelles ou de lourds modèles de langage en local, il faudra se tourner vers d’autres options.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

Performances : l’efficacité avant la force brute

Pas de fioritures, allons directement aux performances. J’ai soumis la machine à des benchmarks habituels ainsi qu’à des usages réels. Le résultat est conforme à ce qu’Intel promet pour Lunar Lake : pas une bête de course en multi-cœur, mais une plateforme remarquablement équilibrée et économe.

Récapitulatif des benchmarks

Benchmark Score obtenu
Geekbench 6 – Single-Core 2 617
Geekbench 6 – Multi-Core 8 580
Geekbench 6 – OpenCL (GPU) 25 559
Cinebench 2026 – Single-Thread 461
Cinebench 2026 – Multi-Thread 1 524
3DMark Fire Strike (score global) 6 327
3DMark Time Spy Extreme 1 653
3DMark Steel Nomad 586
CrystalDiskMark – Lecture séquentielle 7 137 Mo/s
CrystalDiskMark – Écriture séquentielle 6 348 Mo/s
PCMark 10 7 718
Windows Experience Index (WEI) 8,6
Consommation en jeu (Cyberpunk 2077 Ultra) 33 W
Bruit en pleine charge (1 m) 34 dB(A)

CPU : du single-core costaud, du multi-thread plus modeste

Sur Geekbench 6, le K13 obtient 2 617 points en single-core et 8 580 points en multi-core. Le score mono-cœur est particulièrement solide, traduisant une réactivité immédiate dans les usages quotidiens. Sur Cinebench 2026, il affiche 461 points en single-thread et 1 524 points en multi-thread, soit un ratio de 3,30x entre les deux modes. Ce comportement est typique d’un processeur à 8 cœurs sans Hyper-Threading.

Le Core Ultra 7 256V ne propose qu’un thread par cœur, contrairement aux technologies de multithreading simultané utilisées par Intel et AMD jusqu’à présent. Ce choix est justifié par des considérations d’efficacité énergétique, mais il limite mécaniquement les performances sur les charges très parallélisées. En pratique, comparé au Ryzen 7 H 255 du NucBox K12, le K13 accuse un retard d’environ 35 à 40 % en multi-thread sur des tests comme Cinebench R15. Pour des tâches comme le rendu 3D, la compilation ou le transcodage massif, le K12 ou un mini-PC AMD Zen 4/5 restent plus pertinents.

En revanche, pour les usages quotidiens, la différence est négligeable. Lancer des applications bureautiques, retoucher des photos, gérer plusieurs onglets et une visioconférence simultanément, le K13 ne montre aucune faiblesse et la fréquence single-core monte sans problème jusqu’à 4,8 GHz.

GPU : l’Arc 140V tient ses promesses, en partie

L’iGPU Intel Arc 140V est sans aucun doute l’un des points forts de cette plateforme. Avec son architecture Xe2 (Battlemage), ses 8 cœurs Xe2, le ray-tracing matériel, XeSS, et l’encodage AV1, appuyés par les 137 Go/s de bande passante mémoire fournis par la LPDDR5X 8533, il s’agit du iGPU Intel le plus avancé à ce jour.

En réalité, les résultats sur 3DMark montrent des scores de 6 327 points sur Fire Strike, 1 653 points sur Time Spy Extreme et 586 points sur Steel Nomad. Ces performances sont acceptables pour un iGPU, plaçant le K13 autour de la moyenne des configurations testées avec l’Arc 140V, légèrement en deçà de la moyenne collectée par 3DMark pour le même GPU (8 456 sur Fire Strike, par exemple). Cet écart indique que le K13 n’exploite sans doute pas son GPU à son maximum, probablement en raison d’un TDP limité à 37 W. En OpenCL, le NucBox K13 atteint 25 559 points sur Geekbench, un résultat honorable pour une solution intégrée.

Stockage : un SSD rapide qui s’essouffle vite

Le SSD Huawei eKitStor Xtreme 200E de 1 To est une bonne surprise sur le papier, avec des débits annoncés autour de 7 000 Mo/s en lecture séquentielle. CrystalDiskMark le confirme avec 7 132 Mo/s en lecture et 6 338 Mo/s en écriture séquentielle.

Néanmoins, la performance s’effondre sur le long terme. Lors d’un test d’écriture soutenue type DiskSpd, les débits chutent rapidement à environ 3 700 Mo/s après quelques secondes de sollicitation intense. Ce comportement est classique pour les SSD grand public sans grande zone de cache SLC, mais il est important de le savoir si vous envisagez des transferts massifs ou un traitement vidéo lourd. Pour un usage normal, la différence ne se fait pas sentir.

Bureautique et usages quotidiens

Le score global sur PCMark 10 est de 7 718 points, et l’indice WEI (Windows Experience Index) se situe à 8,6. Ces chiffres excellents montrent que la machine est équilibrée et fluide pour la bureautique, la navigation, la création de contenu léger et le streaming. Sur des tâches telles que 7-Zip, l’encodage vidéo grand public ou la retouche photo, aucune lenteur n’a été ressentie.

En résumé, la combinaison de RAM, SSD et CPU rapide compense largement les limitations en multi-thread.

Gaming : possible, mais à 1080p et avec des compromis

Le K13 n’est pas destiné aux gamers, mais il s’en sort raisonnablement bien. Sur Cyberpunk 2077 en 1280 x 720 avec des réglages « bas », il atteint en moyenne 59 fps, rendant le jeu jouable. En 1080p Low, cela tombe à 38 fps, et en 1080p Ultra, à 21 fps. Sur GTA V, c’est 164 fps en Low et 158 fps en préconfiguration Medium à 1080p. Baldur’s Gate 3 tourne autour de 30 fps en 1080p Medium. F1 24 est jouable en 1080p High à 58 fps.

En clair : les jeux récents sont jouables en 1080p avec des réglages bas à moyens, parfois en activant XeSS pour mieux profiter des performances. Pour des jeux compétitifs légers, des jeux indépendants ou des titres plus anciens, le K13 fait le job. En revanche, pour les jeux AAA récents avec des graphismes de haute qualité, il sera préférable d’opter pour un autre appareil ou de se tourner vers un eGPU via USB4.

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Chauffe et bruit : la vraie réussite du K13

C’est peut-être là où le K13 m’a le plus impressionné. En pleine charge, à un mètre de distance, il ne dépasse pas 34 dB(A), ce qui le rend très discret et à peine perceptible dans une pièce calme. Dans un usage bureautique ordinaire, l’appareil est inaudible. Le ventilateur ne se met réellement en marche que lors de longues sessions de jeu ou de stress test, et même alors, il reste beaucoup plus silencieux que la plupart des mini-PC AMD de la série H que j’ai testés.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

La température de surface est également maîtrisée, atteignant un maximum de 31 °C sur le dessus en pleine charge, ce qui reste bien en dessous de la moyenne des mini-PC. La face inférieure chauffe davantage (jusqu’à 50 °C) puisque c’est là que la chaleur est évacuée, mais cela n’affecte pas l’utilisation tant que l’on respecte la position horizontale.

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GMKtec NucBox K13 // Crédits : Ulrich Rozier pour Frandroid

À titre de comparaison, le NucBox K12 consomme 86 W contre 32 W ici sur Cyberpunk 2077, ce qui explique cette différence marquée en matière de comportement thermique et sonore.

Le mot IA : 115 TOPS, et ça commence à compter

Le NPU intégré au Core Ultra 7 256V délivre 47 TOPS seul, qualifiant ainsi la machine pour la certification Copilot+ PC de Microsoft. En totalisant la puissance du CPU, GPU et NPU, Intel annonce 115 TOPS de puissance IA totale. Cet argument prend tout son sens si vous travaillez avec des modèles de langage localement, des outils de transcription audio, de génération d’images ou des fonctions IA intégrées à Windows 11 (sous-titres en temps réel, Cocreator dans Paint, etc.).

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Pour vérifier, j’ai testé quelques modèles légers via LM Studio et Ollama. Les modèles 7B et 8B fonctionnent correctement, à condition de bien quantifier, et le NPU peut délester certaines applications optimisées. Cependant, les 16 Go de RAM se font rapidement sentir si vous souhaitez passer à des modèles plus importants.

Prix et disponibilité

Le NucBox K13 est proposé en deux configurations, toutes deux équipées de 16 Go de RAM : la version de 512 Go se vend à 769 euros sur Amazon et la version de 1 To à 889 euros, également sur Amazon. Les prix officiels sont plus bas, et l’appareil est régulièrement en promotion sur le site officiel de GMKtec, ce qui ramène les tarifs à des niveaux compétitifs.

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