
Gemini traque les bugs des jeux Square Enix sous l’aval du gouvernement japonais
Square Enix innove en intégrant l’intelligence artificielle de Google pour optimiser ses processus de test de jeux vidéo, soutenue par des subventions du gouvernement japonais. L’éditeur renommé de franchises comme Final Fantasy et Dragon Quest cherche ainsi à alléger la charge de travail de ses équipes de développement.
Lors de l’événement Google Cloud Next Tokyo, une démonstration a été réalisée, montrant une IA en action, capable de tester un jeu de manière autonome. Cette technologie lui permet d’analyser l’environnement du jeu, de comprendre sa position et d’interagir avec le personnage via une manette.
Cette initiative a été détaillée par Takeshi Aramaki, directeur général de la division IA et développement de moteurs chez Square Enix, lors d’une présentation relayée par le média japonais ITMedia. L’IA est conçue pour interpréter les sons du jeu ainsi que les variations visuelles à l’écran, dans le but de réduire la pression sur les développeurs, dont la charge de travail a considérablement augmenté ces dernières années.
Le projet bénéficie d’un soutien financier du ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, qui a accordé des subventions à Square Enix en juin 2026 dans le cadre du programme IP360. Ce financement vise à développer des plateformes de test de nouvelle génération, capables d’automatiser l’ensemble du processus, de la conception des tests à l’identification des bugs et à la relecture des textes.
Ce changement s’inscrit dans une stratégie plus large de Square Enix. Fin 2025, l’entreprise avait annoncé son intention de confier 70 % de ses processus de contrôle qualité et de débogage à l’IA d’ici la fin de 2027, en collaboration avec un laboratoire de l’université de Tokyo.
En avril, Square Enix avait déjà établi un partenariat avec Google pour intégrer un compagnon IA, Chatty Slimey, dans Dragon Quest X au Japon. Toutefois, l’automatisation du contrôle qualité soulève des inquiétudes concernant la sécurité des emplois, car ce domaine est souvent considéré comme un tremplin vers d’autres postes au sein des studios. Le débat se concentre sur la capacité de l’IA à détecter des bugs, une tâche que les testeurs humains sont parfois mieux à même d’accomplir. Square Enix se fixe donc comme objectif d’atteindre 70 % de tests réalisés par l’IA d’ici la fin de 2027.
