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FSD en France : le ministre des Transports s’ouvre à l’homologation après un échange avec Elon Musk

En juillet, la France avait décidé de ne pas homologuer le système de conduite autonome FSD de Tesla, invoquant des préoccupations liées à la sécurité. Cependant, un retournement de situation s’est produit quelques semaines plus tard, lorsque le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a exprimé son appréciation pour un « échange constructif » avec Elon Musk sur les réseaux sociaux.

Pour mieux comprendre cette évolution, il est essentiel de revenir sur les événements récents. Au printemps, les Pays-Bas avaient été les premiers en Europe à donner leur feu vert au FSD, suivis rapidement par d’autres pays comme la Lituanie, l’Estonie, le Danemark et la Belgique. En France, les autorités avaient jugé que « les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes », maintenant ainsi le FSD au niveau 2, où le conducteur reste entièrement responsable, même lorsque le véhicule opère de manière autonome.

Ce scepticisme français ne se limitait pas à l’Hexagone. D’autres pays européens, réputés pour leur ouverture, commençaient également à exprimer des doutes quant à la sécurité du système. Musk, de son côté, avait averti que le retard d’homologation pourrait « coûter des vies ».

Dans un tournant inattendu, le ministre a annoncé une avancée réglementaire via un tweet, en réponse directe à Musk, sur la plateforme qu’il possède. Selon des sources, cette visioconférence visait clairement à « débloquer » le FSD en France. Tabarot a précisé que les discussions avec Tesla avaient été en cours depuis plusieurs mois, soulignant que la réunion n’était pas une solution miracle.

Malgré cette ouverture, rien n’est encore officiel. Le soutien du ministre à l’homologation n’est accompagné d’aucun calendrier ou condition précise. Les 260 000 Tesla déjà équipées du matériel nécessaire pour le FSD en France n’ont toujours pas de date de déploiement, que ce soit pour les modèles Model 3 Propulsion ou Model Y. Les futurs acquéreurs devront donc patienter avant que des décisions concrètes ne soient prises, sans attendre des directives de Bruxelles.