High-tech

Cyberattaque : quels équipements restent vulnérables après les frigos de supermarchés

La cyberattaque qui a touché à distance des frigos de supermarchés a mis en lumière un risque plus large : de nombreux équipements connectés, dans les magasins comme dans les foyers, peuvent être visés dès lors qu’ils sont pilotables en ligne. Selon l’expert interrogé, le problème ne se limite pas à la perte de produits frais ; il révèle surtout un retard de sécurisation des systèmes industriels et domestiques connectés.

Des frigos de supermarchés aux systèmes industriels

D’après la source, des enseignes comme Leclerc, Intermarché, Super U, Carrefour ou Monoprix ont été touchées dans la nuit de dimanche à lundi. Les attaquants auraient exploité des failles du logiciel de pilotage du refroidissement pour faire grimper la température des installations jusqu’à 50 °C, entraînant la destruction de denrées et des pertes évaluées à des dizaines de millions d’euros à l’échelle nationale.

Antoine Hautin, de la société Almond, distingue deux grands ensembles : l’informatique classique, dite IT, et les systèmes industriels, ou OT. Les premiers protègent surtout les données ; les seconds contrôlent des équipements physiques comme des automates, des ascenseurs, des chaînes de production, des scanners ou des frigos industriels. Selon lui, ces systèmes ont longtemps été conçus sans la cybersécurité comme priorité, car ils étaient à l’origine isolés d’Internet.

Quels équipements restent exposés

La source souligne que la connexion croissante entre IT et OT élargit la surface d’attaque. Les mises à jour de sécurité sont aussi plus difficiles à déployer sur un équipement industriel que sur un téléphone, ce qui laisse des failles ouvertes plus longtemps.

Parmi les équipements cités comme potentiellement vulnérables figurent les ascenseurs, les distributeurs de billets, les systèmes de contrôle incendie, mais aussi des objets du quotidien : box Internet, caméras connectées, baby phones, aspirateurs, ampoules ou prises connectées. L’expert estime qu’un appareil supervisé à distance peut, en théorie, être attaqué, soit par vol d’identifiants, soit par exploitation d’une faille logicielle. Il juge même plausible un scénario de paralysie d’ascenseurs ou de déclenchement à distance de dispositifs anti-incendie.

Vers une logique de cyberrésilience

La source rappelle que les infrastructures jugées critiques, comme l’énergie ou le ferroviaire, sont soumises à des règles plus strictes. En revanche, des équipements comme les frigos de supermarchés n’auraient pas bénéficié du même niveau d’attention. Pour l’expert, l’attaque peut servir d’électrochoc et pousser les enseignes à exiger davantage de garanties de leurs fournisseurs.

Il cite aussi le Cyber Resilience Act européen, qui impose des exigences de cybersécurité aux fabricants de produits connectés vendus dans l’Union européenne, ainsi que la directive NIS2, encore non transposée en France selon la source. Mais il insiste sur un point : aucune protection n’est totale. L’enjeu consiste donc à renforcer la capacité à fonctionner en mode dégradé et à assurer la continuité d’activité.

Ce qu’il faut retenir

  • Des supermarchés ont vu leurs frigos modifiés à distance, avec une hausse de température jusqu’à 50 °C et des pertes de produits frais.
  • Les équipements connectés concernés ne se limitent pas aux magasins : ascenseurs, caméras, box Internet, objets domotiques et systèmes de sécurité sont aussi cités.
  • La réponse attendue repose sur davantage de sécurité dès la conception, des mises à jour appliquées et une capacité à continuer l’activité en cas d’attaque.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.