
Comment fonctionnent les moteurs de recherche de données volées « look up »
Les autorités françaises alertent sur la montée de moteurs de recherche clandestins qui agrègent des données volées et permettent de retrouver des informations personnelles à partir d’un nom ou d’un prénom. Ces services, souvent appelés « look up », sont présentés comme un risque croissant parce qu’ils rendent plus accessibles des fuites issues de cyberattaques.
Des moteurs de recherche bâtis sur des fuites de données
Selon l’article, ces plateformes ne sont pas nouvelles : Damien Bancal, spécialiste de cybersécurité et animateur du blog Zataz, dit en avoir observé il y a environ 15 ans. Leur principe est proche d’un moteur de recherche classique, mais appliqué à des bases de données personnelles compromises. L’utilisateur peut y saisir une identité et obtenir des éléments comme une adresse mail, une adresse postale, une date de naissance, voire des coordonnées bancaires ou un numéro de Sécurité sociale.
La source précise que certains de ces services sont accessibles sur le Darkweb, tandis que d’autres fonctionnent aussi sur l’Internet classique. Leurs adresses circulent surtout sur des forums liés à la cybercriminalité ou via des canaux de messagerie comme Telegram ou Signal.
D’où viennent les informations et comment elles circulent
La Cnil indique que ces services compilent généralement des données personnelles issues de violations de données, c’est-à-dire de vols commis contre des organisations ou des entreprises. L’origine exacte des fichiers reste toutefois difficile à établir au cas par cas.
Damien Bancal explique que les exploitants de ces sites peuvent acheter directement des bases de données ou les récupérer gratuitement sur des forums qui diffusent des fuites anciennes ou récentes. L’article souligne ainsi un écosystème où les données circulent déjà largement avant d’être regroupées dans ces moteurs de recherche clandestins.
Un modèle payant et des risques juridiques
Ces sites proposent souvent quelques recherches gratuites, puis des abonnements pour des requêtes illimitées. Sur deux plateformes consultées, les tarifs mensuels mentionnés vont de 10 à 15 euros. L’un des sites cité dans la source affiche aussi une offre à partir de 11 euros pour demander la suppression de ses propres données.
Mais la Cnil met en garde contre leur usage et estime que ces services ne semblent pas conformes à la législation. L’autorité déconseille même d’y vérifier la présence de ses propres données, faute de garanties sur l’usage des informations saisies. De son côté, la ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a indiqué avoir saisi la justice et a appelé les personnes concernées à ne pas payer pour faire retirer leurs données.
Le parquet de Paris a par ailleurs précisé que sa section cybercriminalité avait ouvert une dizaine d’enquêtes pénales entre février et octobre 2026 sur des sites d’agrégats de données volées alimentés par des fuites.
Ce qu’il faut retenir
- Les « look up » sont des moteurs clandestins qui agrègent des données personnelles issues de fuites et de cyberattaques.
- Ils peuvent contenir des informations sensibles, comme des coordonnées, des dates de naissance, des IBAN ou des numéros de Sécurité sociale.
- La Cnil et la ministre déléguée au Numérique alertent sur les risques juridiques et recommandent de ne pas utiliser ces services.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
