Bouygues Telecom : l’inflation ne fait pas grimper les factures Bbox
L’indexation automatique des abonnements Bbox sur l’inflation est apparue sur les factures de ce printemps, impactant de nombreux clients. Bouygues Telecom a mis en place une clause d’indexation dans ses conditions générales de vente depuis 2022, liée à l’évolution de l’ICHTrev-TS de l’INSEE.
Les abonnés de Bouygues Telecom espéraient échappé aux augmentations de tarifs pour cette nouvelle année. Cependant, l’indexation automatique des abonnements Bbox sur l’inflation est déjà visible sur les factures du printemps, surprenant de nombreux clients.
La pratique des augmentations discrètes par les fournisseurs d’accès à Internet n’est pas nouvelle, mais la méthode évolue. Fini les options dissimulées pour justifier un ou deux euros supplémentaires par mois. Bouygues Telecom adopte désormais une approche plus structurelle en liant directement le coût mensuel de ses offres fixes à la conjoncture économique, grâce à une clause d’indexation insérée dans ses conditions générales de vente depuis 2022.
L’opérateur a récemment contacté ses clients les plus anciens, ceux ayant un contrat antérieur à cette date, pour les informer d’une mise à jour de leurs conditions, avec une application de cette indexation prévue pour 2027. Toutefois, pour les abonnés plus récents, la procédure est déjà bien avancée. Contrairement à l’échéance lointaine espérée par certains, la hausse tarifaire de 2026 est actuellement en vigueur.
Sur X, l’utilisateur CbxMat (via @Tiino-X83) a partagé une capture de sa facture Bbox pour la période de début mars à début avril. Sur ce document, une nouvelle ligne est apparue : « Indexation 2026 ». Le résultat : une augmentation facturée de 1,05 euro TTC s’ajoutant au tarif de base de sa Série Spéciale Must.
Comment Bouygues Telecom calcule-t-il cette augmentation ? L’opérateur s’appuie sur des données officielles de l’État. L’ajustement est indexé sur l’ICHTrev-TS, un indicateur de l’INSEE mesurant l’évolution des frais de fonctionnement des entreprises dans les secteurs de la technologie, des médias et des télécommunications. La formule est simple : l’opérateur prend le prix de votre abonnement (après déduction des éventuelles remises) et y applique le pourcentage d’évolution de cet indice d’une année sur l’autre, en se basant sur le mois de juin. Par exemple, une hausse de 3,3 % sur un abonnement net à 20 euros engendrerait une augmentation de 0,66 euro.
Pour tenter de rendre cette augmentation plus acceptable, la page de support officielle avance des arguments rassurants. Elle évoque une « faible augmentation », précise que l’indice est totalement indépendant de Bouygues Telecom, et assure qu’elle n’interviendra qu’une seule fois par an. Les nouveaux abonnés paieront le prix affiché initialement, avec une première réévaluation possible après un an. Cependant, en regardant dans le rétroviseur, la stabilité n’est pas garantie : entre fin 2008 et septembre 2025, cet indice de l’INSEE a augmenté de 42 %. Sur le long terme, cette indexation pourrait donc avoir un impact significatif.
Si cette pratique vous déplaît, il existe une solution. En vertu de l’article L224-33 du Code de la consommation, la modification des conditions tarifaires vous permet de résilier votre contrat sans frais, dans un délai de quatre mois. C’est l’occasion idéale de vérifier si les offres concurrentes, qui ne font pas encore d’indexation sur l’inflation, sont plus avantageuses.

