Artémis 3 : Un astronaute italien est le premier Européen en mission
Luca Parmitano participera à la mission Artémis III, prévue en 2027, aux côtés de trois astronautes américains. La mission durera « environ deux semaines » et doit permettre de « mener à bien des opérations minutieusement coordonnées ».
Un Européen dans la course à la Lune : l’astronaute italien Luca Parmitano participera à la mission Artémis III, prévue en 2027, aux côtés de trois astronautes américains, a annoncé mardi la NASA. L’objectif est de tester les futurs alunisseurs avant le retour des humains sur la Lune.
À 49 ans, Parmitano devient le premier Européen impliqué dans une mission du programme Artémis. « Je suis honoré du rôle qui m’a été confié », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse depuis le centre de la NASA à Houston, au Texas. Luca Parmitano pilotera la mission, commandée par Randy Bresnik, avec Andre Douglas et Frank Rubio. Ensemble, ils devront effectuer des manœuvres de rendez-vous et d’amarrage entre leur vaisseau et deux alunisseurs. Les quatre hommes suivront les traces de l’équipage de la mission Artémis II, qui a réalisé en avril le tour de notre satellite, une première depuis la fin des missions Apollo il y a plus de cinquante ans.
La mission doit durer « environ deux semaines » et vise à « mener à bien des opérations minutieusement coordonnées », selon Jeremy Parsons, responsable du programme Artémis. Les alunisseurs sont développés par SpaceX et Blue Origin, les entreprises des multimilliardaires Elon Musk et Jeff Bezos, et seront lancés séparément. Leur tâche consiste à transporter les futurs astronautes vers la surface lunaire puis à les ramener en toute sécurité dans leur vaisseau. La NASA a opté pour ce système à deux engins distincts, contrairement au programme Apollo. L’objectif est de « réduire les risques liés à nos futures missions lunaires habitées […] afin de nous assurer de devancer la Chine dans la course à la Lune ».
Devant les retards et les risques techniques, la NASA a modifié son calendrier. L’alunissage n’est plus prévu pour Artémis III, mais pour les missions suivantes, Artémis IV et V, qui devraient avoir lieu en 2028, soit avant la fin du mandat de Donald Trump… et avant la Chine, qui projette d’envoyer ses taïkonautes sur la Lune en 2030. Cette décision est intervenue après des préoccupations d’experts face à un alunissage jugé trop risqué à ce stade.
Le calendrier dépend encore des avancées de SpaceX et Blue Origin. Certains experts craignent que les alunisseurs ne soient pas prêts à temps. L’annonce de la participation de Luca Parmitano survient également dans un contexte d’incertitudes concernant la place des partenaires internationaux dans le programme. Bien qu’un Japonais puis un Allemand aient été envisagés pour de futures missions lunaires, cet engagement a été remis en question par un récent changement de plans de la NASA. L’Agence spatiale européenne a ainsi reconnu en avril qu’elle devait négocier pour maintenir les places de ses astronautes dans les futures missions Artémis.

