France

Voiture sur des piétons à Caen : un « différend amoureux » privilégié, pas de piste terroriste

Un tragique incident s’est produit mercredi soir à Caen, où un homme a délibérément percuté un groupe de personnes près d’un bar, causant la mort de deux individus et blessant neuf autres. Ce drame a suscité une vive réaction des autorités locales. Lors d’une conférence de presse, le maire de Caen, Aristide Olivier, a déclaré que la piste terroriste était désormais écartée, précisant qu’il ne s’agissait pas d’un attentat.

Les circonstances entourant cet acte violent semblent également déconnectées de tout lien avec le narcotrafic, bien que le quartier de la gare soit souvent associé à des problèmes de sécurité. Le maire a noté que les raisons de cette montée de violence demeurent encore floues, mais a évoqué un différend amoureux comme hypothèse principale, sans entrer dans les détails.

Le conducteur, un Russe d’origine tchétchène âgé de 26 ans, a déclaré avoir été victime de violences sur le parvis de la gare avant de commettre l’acte. Ses affirmations feront l’objet d’une vérification minutieuse, a indiqué le procureur de la République de Caen, Joël Garrigue. Il a également été précisé que le suspect n’était pas sous l’influence de l’alcool au moment des faits.

Selon les informations recueillies, le suspect aurait été agressé par plusieurs individus avant de revenir avec son véhicule. Il a alors emprunté une voie de bus et a foncé sur les personnes se trouvant sous un abribus, blessant au passage d’autres usagers. Parmi les victimes, des hommes de différentes nationalités, dont des Afghans, ont été identifiés. Les blessés, âgés de 17 à 36 ans, sont tous des hommes.

Après avoir pris la fuite, le suspect a été appréhendé à Ouistreham, à environ vingt kilomètres de Caen, grâce à un important dispositif de recherche mis en place par les gendarmes. En garde à vue, il a été transféré aux policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée du Calvados. Le procureur a confirmé que l’individu, en situation régulière sur le territoire français, n’avait aucun antécédent judiciaire et n’était pas connu des services de renseignement. Une enquête a été ouverte pour assassinat et violences volontaires avec arme.