France

Visite du pape Léon XIV : « 15.000 forces de l’ordre » mobilisées exceptionnellement

Des milliers de fidèles se sont rassemblés ce matin sur la place Saint-Pierre pour assister à l’audience générale présidée par le pape Léon XIV. Cet événement, empreint de prière et de communion, a suscité un profond sentiment d’espoir et de joie parmi les participants. Le souverain pontife a été aperçu saluant la foule dans sa papamobile, créant un moment de proximité avec les pèlerins venus du monde entier.

En amont de cette visite, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé un « dispositif de sécurité exceptionnel ». Bien que les services de renseignement n’aient « pas identifié, à ce stade, de menaces terroristes spécifiques », un impressionnant déploiement de forces de sécurité est prévu. Pour les journées du 25 et 26 septembre à Paris, 15 000 agents, incluant policiers, gendarmes et militaires de l’opération Sentinelle, seront mobilisés.

Nuñez a précisé qu’environ 14 000 membres des forces de sécurité seront présents dans la capitale, tandis qu’un millier d’agents sera affecté à Lourdes pour assurer la sécurité lors de l’arrivée du pape. Lors de ses déplacements en papamobile, le pape sera protégé par une « bulle de protection de policiers à pied », chargés de surveiller tout comportement suspect dans la foule.

Ce déplacement du pape se distingue par la nature des événements, qui se dérouleront en plein air et attireront un public considérable. Le jeudi, 80 000 personnes sont attendues au Stade de France pour une veillée, et le lendemain, 500 000 fidèles convergeront vers l’espace Concorde-Champs-Élysées pour assister à la messe. De plus, le sanctuaire de Lourdes devrait accueillir environ 150 000 personnes, tandis que plusieurs dizaines de milliers de pèlerins sont attendues autour de la cathédrale de Metz, dans l’est de la France.

À ce jour, les services de sécurité n’ont pas détecté de menaces de subversion violente de la part de groupes d’extrême gauche ou d’extrême droite, ni d’individus cherchant à exploiter cette visite pour exprimer des désaccords avec le pape ou l’Église catholique.