
US Open : Arthur Fils, enfin prêt pour le déclic en Grand Chelem ?
Mardi, alors qu’il venait de remporter son premier titre en Masters 1000 à Cincinnati, Arthur Fils a démontré une forme impressionnante en écrasant Carlos Alcaraz lors d’un set d’entraînement, avec un score de 6-1. Ce résultat, bien que symbolique, témoigne de la confiance du jeune Français à l’approche de l’US Open, où il sera sous le regard attentif des amateurs de tennis.
En s’imposant à Cincinnati, Fils a fait écho à une tendance intéressante : les derniers vainqueurs de ce tournoi ont tous triomphé à l’US Open l’année suivante. Cependant, cette statistique, bien qu’encourageante, doit être nuancée. En effet, Alcaraz, Sinner et Djokovic avaient tous déjà remporté un titre du Grand Chelem avant de réaliser ce doublé, une expérience que Fils n’a pas encore acquise, n’ayant jamais dépassé les huitièmes de finale en Grand Chelem.
Malgré cela, les anciens champions du tennis, tels que Boris Becker et Kim Clijsters, voient en lui un potentiel vainqueur. Becker le considère comme l’un des favoris pour l’US Open, tandis que Clijsters souligne l’énergie que Fils pourrait tirer de l’ambiance new-yorkaise. Cette admiration semble également alimentée par l’incertitude entourant la participation de Sinner et la forme d’Alcaraz.
Les performances récentes d’Arthur Fils à Cincinnati ont été marquées par un niveau de jeu élevé, même face à des adversaires mieux classés. Arnaud Clément, consultant pour Eurosport, note une progression dans plusieurs aspects de son jeu, notamment son retour de service, qui a montré des améliorations notables. Sarah Pitkowski, ancienne joueuse et analyste pour RMC, a également été impressionnée par ses capacités défensives, en particulier lors de la finale contre Tiafoe, où il a su récupérer des balles difficiles avec agilité.
Cependant, pour réussir en Grand Chelem, Fils devra adapter son jeu aux exigences des matches en trois sets. Son parcours à Wimbledon cette année a été bref, ce qui souligne un manque de rythme compétitif. Pitkowski rappelle qu’il est essentiel qu’il participe à des matches longs pour progresser dans ce format. Depuis sa première apparition à Roland-Garros, il n’a disputé que neuf tournois du Grand Chelem, un rythme qui pourrait freiner ses ambitions.
Fils se présente à l’US Open avec un certain bagage, ayant accumulé des victoires tout en évitant de trop solliciter son corps. Les blessures passées lui ont permis de mieux planifier sa carrière, comme il l’a exprimé dans une interview, soulignant l’importance de faire des choix réfléchis et de ne pas jouer de manière impulsive.
Pourtant, le tirage au sort de l’US Open ne lui fera pas de cadeaux. Son premier tour contre Stefanos Tsitsipás, bien qu’il ne soit plus aussi redoutable qu’auparavant, reste un défi de taille. S’il parvient à passer ce premier obstacle, un affrontement avec Jiri Lehecka l’attend, suivi d’une possible rencontre avec son ami Ben Shelton, un autre prétendant au titre. Les défis ne s’arrêteront pas là, car des joueurs comme Alcaraz, Djokovic et Zverev pourraient se dresser sur son chemin. Pour Fils, la route vers un premier quart de finale en Grand Chelem s’annonce semée d’embûches.
