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UBB – Leinster : Stratégies pour ne pas ignorer l’Union Bordeaux-Bègles en France

Lors du match de Top 14 entre le Racing 92 et Toulon à la Défense Arena, des spectateurs ont été aperçus avec le maillot ou une casquette de l’Union Bordeaux-Bègles. L’Union Bordeaux-Bègles est née en 2006 de la fusion entre le Stade Bordelais et du CA Bègles-Bordeaux Gironde.

Il semble qu’il y ait eu une confusion de match. Samedi dernier, lors de la rencontre de Top 14 entre le Racing 92 et Toulon à la Défense Arena, quelques spectateurs dans les tribunes portaient des maillots ou des casquettes de l’Union Bordeaux-Bègles. Cela démontre, à une semaine de la finale de Champions Cup contre le Leinster, prévue ce samedi à Bilbao (15h45), leur soutien à l’UBB, qui cherchera à remporter un deuxième titre européen consécutif.

Ceci témoigne également du fait que le club girondin commence à susciter l’intérêt en dehors de sa région, bien qu’il reste encore loin du Stade Toulousain, considéré comme la référence en France. « Toulouse est l’archétype du club devenu une marque. Ce qui fera que l’UBB deviendra un grand club et attirera les gens, ce seront les résultats », affirme Jérôme Riondet, ancien joueur du Racing et intervenant à la Sports Management School. « Peu importe ce que vous faites en termes de marketing, sans résultats, vous n’irez pas bien loin. » Toutefois, certaines idées ont émergé.

Améliorer le logo

L’Union Bordeaux-Bègles a été fondée en 2006 suite à la fusion entre le Stade Bordelais et le CA Bègles-Bordeaux Gironde. Pour satisfaire les deux parties, le logo rend hommage aux deux clubs avec les damiers bleu et blanc du CABBG et le lion jaune du Stade Bordelais. De plus, il inclut trois croissants de lune, présents chez les Girondins, produisant un logo simple, mais peu séduisant.

« Effectivement, le logo n’est pas très attractif, ils pourraient essayer de trouver quelque chose de plus marquant », explique Jérôme Riondet. « Il faudrait le confier à des concepteurs, des gens avec des idées novatrices. Ils pourraient créer un très beau logo qui leur permettrait de se distinguer. L’avantage, c’est qu’ils partent presque de zéro, il n’y a pas vraiment une « histoire » forte derrière le logo actuel. »

Créer un maillot qui raconte une histoire

Depuis sa création, l’UBB a maintenu une direction artistique homogène avec des maillots principalement rouges bordeaux, bleu marine et blancs, mais les motifs varient: scapulaire, lignes horizontales ou verticales… Il serait bénéfique de s’inspirer de la recette du Stade Toulousain. Toulouse arbore un maillot simple rouge et noir, qui reste (presque) inchangé.

Matthieu Jalibert lors du match de Top 14 face à Perpignan.
Matthieu Jalibert lors du match de Top 14 face à Perpignan. - David Gibson/Fotosport/Shutterstock/SIPA

« Bon, l’UBB a tout de même fait un bon choix, car ils partaient de deux clubs avec du bleu, du blanc, du noir et du jaune. Faire un maillot avec ces quatre couleurs aurait été inesthétique », reprend Jérôme Riondet. « Mais un clin d’œil aux Girondins avec un scapulaire, qui est également très présent dans le rugby à XIII, pourrait être judicieux. Ou encore, ils pourraient opter pour des stratégies marketing, à l’image de Toulouse, en ayant un maillot identique pour le football et le rugby. »

Manipuler le salary cap pour l’UBB

Pour devancer le club le plus populaire de France, l’UBB pourrait imiter les méthodes douteuses du Stade Toulousain qui a été réprimandé pour avoir dépassé le salary cap avec des pratiques discutables dans les affaires Cheslin Kolbe et Melvyn Jaminet. L’UBB devra redoubler d’efforts pour prolonger sa pépite, Louis Bielle-Biarrey, dont le contrat expire en juin 2027.

A Laurent Marti de dénicher un partenariat dissimulé avec un sponsor qui permettra de financer le salaire de la star bordelaise. Tandis que le contrat avec Kappa, actuellement équipementier de l’UBB, prend fin en 2027, les Bordelais pourraient envisager Adidas, déjà sponsor personnel de LBB… COMME PAR HASARD.

Créer une cuvée UBB

Les experts en marketing international affirment que l’image de marque de Bordeaux est liée au vin. Pourquoi ne pas associer le club de rugby à un domaine viticole ? De plus, l’UBB compte dans ses rangs des joueurs expérimentés dans ce domaine. Rémi Lamerat, qui a joué pour le club entre 2019 et 2023 et qui a obtenu un BTS viticulture-oenologie, est devenu vigneron et a ouvert le domaine Grand-Jour à Yvrac, sur la rive droite bordelaise.

L’ancienne deuxième ligne du CABBG et ex-coach de l’UBB, Olivier Brouzet, ainsi que Raphaël Ibañez, ont également produit une cuvée spéciale « N°2 et N°5 de Francarney », tandis que Christophe Urios, qui a dirigé le club entre 2019 et 2022, possède le château Pépusque, dans le Minervois. « Vous prendrez bien un Bielle-Biarrey 2025, riche en arômes, charpenté, distingué et se consommant rapidement ? »

Que Matthieu Jalibert sorte avec Miss Univers

Antoine Dupont n’a rien inventé. Le numéro 9 du Stade Toulousain, en couple avec l’ancienne Miss France Iris Mittenaere, sacrée en 2016, occupe désormais les pages des journaux au-delà du rugby. Matthieu Jalibert a déjà connu une expérience similaire il y a quelques années, lorsqu’il a été aperçu sur certains posts Instagram avec Maëva Coucke, couronnée en 2018 (sans qu’un couple ne soit officialisé). On suggère donc à Matthieu, pour le bien de l’UBB, d’accrocher un peu plus haut : la Mexicaine Fatima Bosch, dernière Miss Univers.

« Drop to survive » sur Netflix

La Formule 1 retrouve le succès après Drive to Survive, et le Tour de France attire un nouveau public grâce à une série… Netflix possède les codes pour populariser une compétition ou un club, comme elle l’a fait avec Sunderland. Si l’UBB souhaite franchir un cap, cela pourrait aussi être une voie à explorer. Matthieu Jalibert pourrait même demander des conseils à son agente d’image, Clarisse Castan, créatrice de l’agence Ginger & Lemon, qui a fait l’objet d’un docu-réalité sur Netflix.

Ne pas être bordelais, tout simplement*

Et si le principal défaut de l’UBB était simplement d’être le club d’une ville où beaucoup d’habitants sont mal perçus par la majorité du pays ? Les clichés persistent : le pull sur les épaules, la « chocolatine », l’arrogance… Peu importe les titres, le beau jeu, Matthieu Jalibert ou Louis Bielle-Biarrey, pour que le club de Laurent Marti puisse conquérir le cœur de la France, un déménagement ou un reniement de sa ville et de ses habitants semble à envisager.

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« Pour moi, plutôt que de le voir comme une faiblesse, c’est une force », ajoute en riant Jérôme Riondet. « Il y a ce côté un peu arrogant, mais je pense qu’ils devraient continuer à jouer là-dessus. De toute façon, on ne peut pas échapper à l’image du Bordelais. Si vous avez une image culturelle, il vaut mieux essayer de l’assumer, peut-être avec autodérision, plutôt que de vouloir la combattre. » Allez donc répéter à tout le monde que c’est la plus belle ville de France.

* L’auteur de cet article étant lui-même bordelais, a été contraint d’écrire ces mots.