Tirs au gala de Washington : Théories complotistes dénoncent un coup monté
L’attaque à main armée lors du gala des correspondants de la Maison-Blanche a fait un blessé léger, un policier. Un tweet daté du 23 décembre 2023 annonçait le nom de l’assaillant présumé, Cole Allen, mais il s’agissait d’un signalement erroné, car il provenait d’un compte inactif depuis sa création.
L’attaque armée survenue lors du gala des correspondants de la Maison-Blanche n’a causé qu’un blessé léger, à savoir un policier ayant tenté de maîtriser le tireur. Néanmoins, la présence de Donald Trump à cet événement a transformé cet assaut avorté en un sujet d’intérêt mondial. Les motivations du suspect, Cole Tomas Allen, âgé de 31 ans, restent incertaines, mais l’incident alimente des théories complotistes.
Sur les réseaux sociaux, surtout sur X, divers commentaires farfelus ont émergé tout au long du week-end, certains soutenant qu’il s’agissait d’un coup monté. Elon Musk a notamment laissé entendre que l’attaque provenait du camp démocrate, déclarant : « S’ils sont capables de mourir pour assassiner quelqu’un, imaginez ce qu’ils feraient s’ils arrivaient au pouvoir. » D’autres interprètent l’attaque comme une manœuvre orchestrée pour faire grimper Donald Trump dans les sondages. Chacun avance sa propre théorie, souvent sur la base d’arguments peu solides.
Le nom de l’assaillant a été divulgué via un tweet daté du 23 décembre 2023, où il n’apparaît qu’avec deux mots : Cole Allen. Publié sur le réseau autrefois connu sous le nom de Twitter, ce message est considéré par certains complotistes comme une annonce prématurée de l’identité de l’assaillant. Ils interprètent ce post comme une preuve de planification préétablie, allant même jusqu’à évoquer un voyage dans le temps. Cependant, la réalité est plus simple : ce tweet est le seul message d’un compte créé en décembre 2023 et totalement inactif depuis, ce qui indique qu’il s’agit d’un bot, en outre accompagné d’une photo de profil de Pepe the frog, souvent associé au camp républicain.
Pour corroborer leur théorie d’un coup monté, certains internautes ont partagé des images de Donald Trump impassible alors que sa femme Melania semblait sous le choc. Ils considèrent cela comme la preuve d’une mise en scène. En vérité, pendant l’attaque, un mentaliste terminait sa prestation, rendant indécis l’interprétation des expressions du couple. Larry Johnson, ancien de la CIA, a affirmé : « Est-ce qu’il savait que ça allait se produire ? Je pense que c’était un coup monté. »
D’autres images circulant sur internet montrent le directeur du FBI, Kash Patel, demeurant assis alors que les tirs retentissent, comme d’autres personnes autour de lui, attendant leur évacuation.
Dans les images postées juste après l’attaque, les services de sécurité semblent évacuer le vice-président JD Vance avant Donald Trump. Cela semble susciter des doutes sur la préméditation. Un ancien de la CIA a insisté : « Le protocole, c’est de sortir le président. Tous les autres peuvent mourir, mais il faut sauver le président. » Il répondait aux questions de George Galloway, un homme politique britannique ayant collaboré avec des médias d’État russes et iraniens, ce qui peut interroger la pertinence de ses propos. Dans une interview sur 60 Minutes, Trump a expliqué qu’il avait demandé à rester plus longtemps.
Un autre point soulevé est une déclaration de la porte-parole de la Maison-Blanche, qui a déclaré « Shots will be fired » une heure avant l’attaque. Ces mots pourraient être interprétés comme une annonce de l’assaillant, mais ils sont en réalité une expression au sens figuré, Trump ayant annoncé un discours virulent sur les médias.
Karoline Leavitt, dans une interview sur Fox News, a souligné que Trump était prêt à faire des remarques percutantes, en parlant de « tirer à balles réelles ». Après l’incident, Trump a semblé apprécier l’attention, comme l’a noté le journaliste Yves Boisvert, indiquant que cela lui conférait un certain prestige.
À partir d’une image floue, certains ont affirmé que Trump se trouvait en coulisses pendant l’évacuation des participants. Cela reste impossible à confirmer.
Au milieu de la prolifération des théories complotistes, Donald Trump lui-même incite à cela. Lors d’une interview, il a profité de l’attaque pour défendre la nécessité d’une grande salle de bal sécurisée à la Maison-Blanche. Les travaux, évalués à 8.000 m², ont été suspendus par un juge fédéral, et le Congrès devrait décider de leur avenir.
Enfin, un incident a été noté lors duquel une journaliste de Fox News a été coupée en direct. Certains y ont vu une censure, tandis que la reporter a expliqué qu’il s’agissait d’un problème de réseau, affirmant : « Il n’y avait quasiment aucun réseau dans la salle de bal. » Malgré cette clarification, les théories complotistes continuent de circuler.

