
Tesla : La France refuse la conduite automatique supervisée pour des raisons de sécurité
Cela ne va pas ravir Elon Musk. Le gouvernement français a annoncé, jeudi, qu’il ne donnera pas, pour le moment, son approbation au système FSD Supervisé de Tesla. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, considère que cette technologie de conduite assistée ne satisfait pas encore aux exigences de sécurité établies par les autorités.
« En France, nous estimons que ce système présente certains progrès technologiques, mais que les garanties en matière de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation dans son état actuel », a déclaré le ministre dans une vidéo diffusée mercredi sur la plateforme Agora. Il a précisé que la France soutient le développement de cette technologie, mais qu’elle souhaite d’abord « déterminer les ajustements nécessaires ».
Un système disponible dans de nombreux pays
Le FSD Supervisé, qui nécessite une surveillance constante du conducteur, ne rend pas le véhicule autonome, selon Tesla. S’appuyant sur une intelligence artificielle alimentée par les données de plus de six millions de véhicules, il est capable de gérer la conduite en milieu urbain et sur autoroute, d’effectuer des manœuvres de stationnement ou de sortir d’une place de parking sous le contrôle du conducteur.
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Déjà accessible dans plusieurs pays tels que les États-Unis, le Canada ou l’Australie, le système a également été autorisé à titre provisoire aux Pays-Bas, puis en Estonie, en Belgique, en Lituanie et au Danemark. Philippe Tabarot souligne cependant que les Pays-Bas « ont choisi de déroger au cadre réglementaire international et européen », qui exige que le conducteur conserve le contrôle du véhicule, avec « en général, au moins une main » sur le volant. De son côté, Tesla indique que cette fonctionnalité est toujours « en attente d’approbation réglementaire » en France.
