Retour en France ce dimanche des Français du navire hantavirus.
Les cinq Français à bord du navire MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus, seront rapatriés « par un vol sanitaire ce jour » en France. À leur arrivée en France, les cinq passagers français « seront placés en quarantaine à l’hôpital durant 72 heures le temps d’une évaluation complète ».
C’est un retour qui s’effectue sous haute surveillance. Les cinq Français à bord du navire MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus, seront rapatriés « par un vol sanitaire ce jour » en France, annoncent ce dimanche les ministères français de la Santé et des Affaires étrangères.
Ce transfert se fera « dans le respect des protocoles sanitaires en vigueur et en conformité avec les recommandations de l’OMS » (Organisation mondiale de la santé), soulignent les deux ministères, qui se coordonnent pour organiser ce rapatriement.
L’OMS rejette les comparaisons avec le Covid-19. Le MV Hondius est arrivé tôt ce dimanche sur l’île espagnole de Tenerife, dans les Canaries, avant l’évacuation dans la foulée de plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage. Une partie de l’équipage va toutefois rester à bord du bateau, qui poursuivra sa route vers les Pays-Bas.
L’OMS recense à ce stade six cas confirmés d’hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare, pour lequel il n’y a ni vaccin ni traitement. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu, mais l’OMS a martelé que ce n’était « pas comme le Covid », encore dans toutes les têtes.
Un protocole strict sera appliqué. À leur arrivée en France, l’OMS considérant l’ensemble des passagers comme « des contacts à haut risque », les cinq passagers français « seront placés en quarantaine à l’hôpital durant 72 heures le temps d’une évaluation complète et avant d’organiser un retour à domicile, en isolement de 45 jours, avec mise en place d’une surveillance adaptée », précisent les ministères. Ils ne disent pas par contre dans quel aéroport les passagers français arriveront, mais ils indiquent que « l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France organisera l’accueil des ressortissants ».
Les ARS assureront ensuite le suivi des personnes exposées, mais asymptomatiques, « dans leurs régions de résidence respectives ». Ce suivi comprendra « une prise de contact initiale, un suivi régulier pendant six semaines – correspondant à la durée maximale théorique d’incubation – ainsi que la transmission de recommandations sanitaires adaptées ».
En cas d’apparition de symptômes chez une personne suivie, « celle-ci sera immédiatement reclassée comme cas suspect » et intégrée à une procédure prévoyant « une évaluation spécialisée, puis une prise en charge sécurisée dans un établissement de santé de référence ». Cette procédure permet « l’isolement hospitalier, la surveillance clinique, la réalisation des prélèvements diagnostiques et la mise en œuvre des mesures de prévention adaptées ».

