France

Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : Gabriel Attal demande un référendum.

Le débat sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans prend une nouvelle tournure. Gabriel Attal, candidat du parti Renaissance à la présidentielle de 2027, a exprimé ce samedi 15 août son souhait de voir cette question soumise à un référendum. Cette déclaration fait suite à la censure de la loi par le Conseil constitutionnel, une décision qui a suscité des réactions au plus haut niveau de l’État.

Le président Emmanuel Macron, dès l’annonce de cette censure le vendredi 14 août, a demandé au Premier ministre Sébastien Lecornu de proposer une nouvelle version du texte, qu’il souhaite « juridiquement robuste ». Dans ce contexte, Gabriel Attal souligne l’importance de consulter directement le peuple français sur cette question cruciale. « Cela fait vingt et un ans que les Français n’ont pas été consultés directement. Pour tant de Français, dont je fais partie, c’est incompréhensible. Il existe peu d’occasions aussi justes de leur redonner la parole », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à La Tribune.

Attal, qui a été actif dans l’élaboration de la loi sur les réseaux sociaux, insiste sur l’urgence de la situation. Selon lui, un référendum permettrait d’agir rapidement, évitant ainsi une nouvelle procédure législative qui pourrait prendre jusqu’à deux ans avant d’entrer en vigueur. « C’est 1,5 million d’enfants que nous laisserions, chaque jour, pendant 1 heure et 47 minutes en moyenne, dans les griffes des algorithmes », a-t-il averti.

Il estime également que le recours au référendum est constitutionnellement viable, arguant qu’une loi de protection de l’enfance, incluant cette interdiction, relève de la politique sociale de la Nation. Cela correspondrait à l’article 11 de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel, dans sa décision, a justifié la censure en affirmant que la loi votée par le Parlement portait atteinte de manière inadaptée, nécessaire et proportionnée à la liberté d’expression et de communication des enfants et adolescents. Cette question s’inscrit dans un cadre plus large des réformes que le président Macron souhaite mettre en œuvre avant la fin de son mandat.