
Prix des carburants : la porte-parole assure que les aides ne seront pas suspendues.
Les répercussions de l’augmentation des prix des carburants continuent de se faire sentir, particulièrement dans les secteurs les plus vulnérables. La ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, a annoncé lundi que le gouvernement maintiendrait son soutien, en laissant les portails de demandes d’aides ouverts pour les entreprises touchées.
Lors d’une intervention sur BFMTV/RMC, elle a affirmé : « Nous souhaitons poursuivre les aides sectorielles. Nous ne lâcherons personne. […] Ces aides ne seront pas suspendues », malgré la date limite initiale fixée à ce lundi. Bregeon a également précisé que des discussions étaient en cours pour déterminer les modalités de cette prolongation, y compris son ampleur et sa durée. Elle a rassuré les entreprises en difficulté, leur permettant de continuer à solliciter de l’aide dans les semaines à venir.
Dans le secteur des stations-service, la situation est préoccupante. Francis Pousse, président de la branche stations-service du réseau Mobilians, a rapporté sur RMC que ses membres, à l’exception de ceux affiliés à TotalEnergies, ont constaté une chute de leur volume de ventes de 20 à 40 % depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Environ la moitié des stations-service du réseau Mobilians sont sous l’enseigne TotalEnergies, qui a fixé ses prix à 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,25 euros pour le diesel.
Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a déclaré samedi que ces prix resteront en vigueur « tant que le conflit durera » dans la région. Toutefois, il a averti que ce plafonnement pourrait être remis en question si une taxe sur les superprofits des entreprises énergétiques, demandée par certains pays européens, était instaurée.
