France

Prix des carburants : État, raffineurs et distributeurs au cœur des marges françaises

Les prix des carburants ont fortement augmenté entre septembre 2025 et septembre 2026, avec une hausse de 40 % pour le diesel et de 22 % pour le sans-plomb 95 selon Roole Data. Dans ce contexte de tension au Moyen-Orient, l’article examine qui profite réellement de cette flambée et montre que l’État n’en tire pas un gain net automatique.

Une hausse liée d’abord au contexte international

La source relie la remontée des prix à plusieurs événements géopolitiques : opérations militaires américaines et israéliennes au Moyen-Orient, blocage du détroit d’Ormuz et attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite. Selon l’expert Philippe Charlez, ces facteurs ont fait monter le prix du baril et perturbé les flux d’approvisionnement. Il rappelle aussi que la France dispose désormais de capacités de raffinage réduites, avec seulement six raffineries en métropole, ce qui limite sa marge de manœuvre face à un choc d’offre.

Le texte insiste sur un point : la hausse à la pompe ne s’explique pas seulement par les taxes. D’après Philippe Charlez, celles-ci représentent une part importante mais n’expliquent qu’une fraction du prix final, tandis que le reste dépend du coût du pétrole, du raffinage et de la distribution.

Les recettes fiscales montent, mais pas forcément le solde global

L’article explique que la TVA augmente mécaniquement quand le prix du litre grimpe. Pour un litre de diesel à 2,40 euros, l’expert cité détaille une hausse de 75 centimes répartie entre 24 centimes liés au baril, 41 centimes au raffinage et 12 centimes aux taxes. Il précise aussi que les marges des distributeurs n’ont pas changé de manière notable et restent faibles.

Mais cette hausse des prix s’accompagne d’une baisse de la consommation, ce qui réduit les recettes liées à l’accise sur les produits énergétiques, anciennement TICPE. Le gouvernement indique que le solde entre gains et pertes fiscales serait actuellement de -407 millions d’euros par rapport à 2025. Autrement dit, l’État ne ressort pas gagnant de façon nette de cette situation, malgré l’augmentation de la TVA.

Les raffineurs apparaissent comme les principaux bénéficiaires

La source présente les raffineurs comme les acteurs ayant le plus profité de la flambée. Leurs marges brutes auraient été multipliées par cinq ces derniers mois, selon un article du Monde cité dans le texte. Michel-Édouard Leclerc les accuse publiquement d’être des « profiteurs de la situation », tandis que Philippe Charlez estime qu’ils bénéficient d’un contexte qu’ils n’ont pas créé.

Le même expert attribue la hausse des prix aux décisions et aux tensions internationales, en citant notamment Donald Trump, Benyamin Netanyahou, l’Iran et la Russie. Il juge en revanche que les mécanismes de marché expliquent ensuite la répercussion sur les prix français. Pour les mois à venir, il anticipe une baisse peu probable à court terme, en raison du conflit avec l’Iran, des difficultés de transport et des capacités d’exportation réduites.

Ce qu’il faut retenir

  • Le diesel a augmenté de 40 % et le sans-plomb 95 de 22 % entre septembre 2025 et septembre 2026, selon Roole Data.
  • L’État perçoit davantage de TVA quand les prix montent, mais la baisse de consommation réduit d’autres recettes fiscales ; le gouvernement évoque un solde de -407 millions d’euros.
  • Les raffineurs sont présentés comme les principaux gagnants de la flambée, avec des marges brutes multipliées par cinq ces derniers mois.

Source : consulter l’article d’origine.

Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.