
OL – Fenerbahçe : « Ça pouvait trotter dans les têtes »… Lyon craque encore à domicile
Au Parc OL, l’atmosphère était électrique mercredi soir, à 20h58, lorsque les 55.445 supporters ont entonné en chœur l’hymne « The Chaaaaaaampiooooooons ». Cela faisait longtemps que cette mélodie emblématique de la Ligue des champions n’avait pas résonné à Décines, la dernière fois remontant à février 2020. Après la défaite amère contre Fenerbahçe en barrage retour (1-2), l’avenir de l’OL en Europe est désormais incertain.
Malgré l’espoir d’un retour au sommet, les Lyonnais ont connu un début de match chaotique, encaissant deux buts en l’espace de quatre minutes. Le public, venu en masse pour soutenir son équipe dans la quête d’une qualification européenne, a tout de même vibré lorsque Loïs Openda (64e) et Kaïl Boudache (71e) ont cru offrir une égalisation, mais le VAR a rapidement mis fin à leurs espoirs. Ce début de rencontre désastreux contrastait avec la performance solide de l’OL lors de son dernier match au stade Sükrü Saracoglu, une semaine plus tôt.
La première alerte est survenue à la 24e minute, lorsque Ainsley Maitland-Niles a tenté de contrer un centre d’Oguz Aydin, sans anticiper la trajectoire du ballon. Mal placé, il a laissé Vedat Muriqi, l’attaquant de Fenerbahçe, s’imposer dans les airs pour ouvrir le score. Ce moment a révélé les failles d’une défense déjà fébrile.
La situation s’est aggravée à la 28e minute, lors d’un corner de Mason Greenwood. Ernest Nuamah, qui était trop éloigné de son marquage, a laissé passer le ballon, permettant à Archie Brown de marquer de la tête, portant le score à 2-0. Matthieu Louis-Jean, le directeur sportif, a déploré un collectif « passif » durant cette première période, un constat partagé par Corentin Tolisso, qui a exprimé ses regrets face à une performance ratée.
Les interrogations se multiplient quant à la capacité de l’OL à gérer des matchs à enjeu. Les récentes contre-performances à domicile lors de rencontres cruciales soulèvent des doutes. Par exemple, lors du quart de finale de Coupe de France contre Lens en mars, l’OL avait été mené 0-2 à la mi-temps avant de s’incliner aux tirs au but. De même, en Ligue Europa contre le Celta Vigo, une expulsion précoce avait précipité la chute de l’équipe.
Corentin Tolisso a reconnu que le poids des échecs passés pouvait peser sur les esprits des joueurs. « Inconsciemment, ça pouvait trotter dans les têtes », a-t-il déclaré, tout en appelant à une prise de conscience collective pour surmonter ces obstacles mentaux.
Les choix tactiques de Paulo Fonseca ont également été remis en question. Malgré les performances décevantes d’Ainsley Maitland-Niles, l’entraîneur a choisi de ne pas titulariser Zachary Athekame, une recrue récente, ni de remplacer Ruben Kluivert par Felix Bacher. Ce manque d’adaptabilité a suscité des critiques, surtout après la réaction vive de Fonseca face aux questions sur ses décisions en fin de match.
En dépit de la déception, le coach a tenté de positiver, soulignant la force de l’adversaire. Cependant, la réalité économique de l’OL, qui doit faire face à un manque à gagner en raison de cette élimination, complique la situation. La question du départ de Malick Fofana, notamment, est sur toutes les lèvres. Matthieu Louis-Jean a précisé que les décisions dépendraient du marché, tout en reconnaissant l’importance cruciale de la Ligue des champions pour la stabilité du club.
Fonseca a également exprimé son inquiétude quant à la nécessité de vendre des joueurs, une situation qui reflète la fragilité actuelle de l’OL. Ce dernier échec en Ligue des champions souligne les défis persistants du club dans les moments décisifs, laissant les supporters dans l’incertitude quant à l’avenir de leur équipe.
