
Nicolas Maduro, président vénézuélien déchu, « salue tout chemin de dialogue » depuis sa prison.
Nicolas Maduro, ancien président du Venezuela, a récemment appelé à « un dialogue » et à « un respect mutuel » dans un message diffusé sur les réseaux sociaux depuis sa détention. Cette déclaration survient à l’approche d’un dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition, qui doit débuter la semaine prochaine sous l’égide des États-Unis. Les observateurs espèrent que ces discussions mèneront à une transition politique et à des élections dans le pays.
Dans son message publié sur Telegram, Maduro a évoqué l’idée d’une « RENAISSANCE NATIONALE » comme un objectif commun, soulignant l’importance du respect mutuel. Ce dialogue, annoncé par les deux parties, se déroulera en « présentiel » et marque une étape significative dans le processus politique vénézuélien.
Le contexte de cette initiative est marqué par la capture de Maduro en janvier dernier. Depuis cet événement, Delcy Rodriguez, son ancienne vice-présidente, a pris les rênes du pouvoir, tout en étant sous l’influence directe de l’administration américaine. En revanche, Maria Corina Machado, cheffe de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix, qui vit en exil au Panama, ne participera pas aux négociations.
Malgré le soutien affiché par le président Donald Trump envers Delcy Rodriguez, Machado n’a pas été conviée, malgré les appels de plusieurs figures politiques, y compris d’anciens membres du gouvernement. Ce week-end, elle a confirmé son retrait du dialogue, tout en précisant qu’elle ne s’opposera pas au processus en cours. Par ailleurs, la date de son procès pour trafic de drogue à New York a été fixée au 1er juin 2027.
Incarcéré à Brooklyn, Maduro, âgé de 63 ans, fait face à plusieurs accusations, dont celle de narcoterrorisme. Son épouse, Cilia Flores, âgée de 69 ans, est également poursuivie sur trois chefs d’accusation. Tous deux nient les allégations portées contre eux. Récemment, le gouvernement américain a autorisé le Venezuela à couvrir leurs frais d’avocat, une décision qui avait d’abord été bloquée en raison des sanctions internationales.
Lors de sa première comparution à New York, après son arrestation lors d’une opération militaire américaine impliquant 150 avions et hélicoptères, Maduro s’était présenté comme « un prisonnier de guerre ». En plus des accusations criminelles, des familles de victimes de violences d’État au Venezuela ont engagé une action en justice contre lui, l’accusant d’avoir ordonné des exécutions.
Depuis la capture de Maduro, Delcy Rodriguez a pris le pouvoir, gouvernant sous la pression constante de Washington, qui revendique un rôle actif dans la gestion des affaires du pays pétrolier.
