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Michel Drucker, Nymphe d’Honneur, évoque le mondial 2026 au Festival TV de Monte-Carlo.

Michel Drucker a démarré sa carrière à Sports Dimanche en 1964 et ne l’a plus quittée depuis. Lors de la 65e édition du Festival de Télévision de Monte-Carlo, S.A.S. le Prince Albert II de Monaco a remis à Michel Drucker la Nymphe d’Honneur, récompensant plus de soixante ans de présence sur le petit écran.


Il a débuté sa carrière dans le domaine audiovisuel en tant que stagiaire à *Sports Dimanche* en 1964 et ne l’a plus quitté. Le Festival de Télévision de Monte-Carlo a décidé de célébrer une carrière exceptionnelle lors de sa 65e édition. Lors de la cérémonie d’ouverture, qui a eu lieu ce vendredi au Grimaldi Forum, S.A.S. le Prince Albert II de Monaco a décerné à Michel Drucker la Nymphe d’Honneur, en récompense de plus de soixante ans de présence à l’écran.

Tout commence pour lui avec le sport et une rencontre déterminante. C’est Pierre Sabbagh qui lui a permis d’entrer à l’ORTF en lui offrant un stage à *Sports Dimanche* en 1964. Le jeune Drucker a appris son métier aux côtés de Léon Zitrone, Georges de Caunes et Roger Couderc, et il n’a jamais quitté le 15 rue Cognacq-Jay. « Les moments les plus élégants, les plus classieux – dirait Gainsbourg – et les plus émouvants qui ont marqué ma carrière, je les ai vécus ici, à Monaco », a-t-il confié, ému, en recevant son prix. « J’allais au Stade Louis II, j’allais voir les Grands Prix de Formule 1… et puis il y a eu *Champs-Élysées*, *Les Rendez-vous du dimanche*, toutes ces émissions. »

Ancien commentateur officiel des Coupes du monde de 1970 et 1974, il sait de quoi il parle lorsqu’on l’interroge sur ses pronostics pour le Mondial 2026, qui vient juste de commencer aux États-Unis, au Canada et au Mexique. « J’aimerais que ce soit la France qui gagne », confie-t-il à *20 Minutes*. « Nous avons les meilleurs joueurs. » Cependant, le professionnel qu’il est tempère cet enthousiasme de supporter : « Tiendront-ils avec la chaleur, le décalage horaire ? » Ce sont des questions que tous les observateurs se posent pour des Bleus qui vont devoir jouer une partie de leurs matchs dans des conditions climatiques extrêmes.

Visage familier, voix rassurante, il est un témoin bienveillant de six décennies de vie culturelle française : comment parvient-on à rester aussi longtemps ? « La plupart des journalistes m’ont demandé comment on fait pour être encore là à mon âge », sourit-il. « J’ai dit : il faut aimer les gens. Il faut aimer les artistes, il faut aimer le public. Le public le sent. » Il partage également un conseil que son ami Charles Aznavour lui avait donné : « Si vous voulez durer, il faut être aussi inquiet quand ça marche que quand ça ne marche pas. Il faut se lever avec la télévision, s’endormir avec la télévision. »

Une philosophie qu’il assume avec fierté, jusqu’à la provocation apaisée : « Je n’ai pas honte de dire que j’aimerais bien mourir sur un plateau de télévision. La passion ne fatigue pas. » Et pour l’avenir ? Il reprend des mots de Victor Hugo : « Les plus belles années de ma vie sont celles que je n’ai pas encore vécues. » Avant de conclure sous les applaudissements nourris du public, avec son sourire habituel : « Vive demain, vive la télé… et *Vivement dimanche* ! »