
« Maxime Grousset : le kiff à retardement deux ans après ses JO ratés »
Maxime Grousset a brillé lors de la finale du 100 mètres papillon, un moment fort des Championnats d’Europe de natation qui se déroulent à Saint-Denis. Alors que Léon Marchand, star montante de la natation française, a dû composer avec une blessure, Grousset a su capter l’attention du public. Acclamé par une foule en délire, il a savouré son succès, arborant fièrement sa médaille d’argent en zone mixte.
« À chaque fois, je prends un maximum de kiff. A chaque fois que je lève les bras, tout le monde hurle, c’est vraiment cool. J’ai l’impression d’être une superstar », a-t-il déclaré, visiblement ému par l’énergie qui l’entourait.
Ce succès contraste avec sa performance aux Jeux Olympiques de Paris 2024, où il n’avait pas réussi à décrocher de médaille individuelle. Son entraîneur, Michel Chrétien, a souligné l’importance de cette victoire, évoquant une revanche émotionnelle. « À Paris, il s’est mis dans sa bulle pour éviter de se laisser influencer par l’ambiance. Après la demi-finale, je lui ai demandé de se nourrir de cette folie, de canaliser l’énergie du public », a-t-il expliqué.
Malgré ses efforts, Grousset a manqué de peu le titre individuel. Sur le 50 mètres, il a été devancé par Kornev, et en finale du 100 mètres, il a dû céder face à Milak. « C’est vraiment les cinq derniers mètres. Je suis devant toute la course, juste les cinq derniers mètres. Il arrive vraiment très vite sur ses bras », a-t-il analysé, reconnaissant que sa fatigue l’a empêché de maintenir son avance.
Pourtant, cette médaille d’argent revêt une signification particulière pour Grousset. Bien qu’il ait connu la victoire aux Mondiaux de Singapour en 2025, il trouve une satisfaction immense à célébrer avec le public à domicile. « Cette médaille d’argent vaut un peu de l’or, et c’est une petite revanche sur les Jeux », a-t-il affirmé, les yeux brillants.
En regardant vers l’avenir, Grousset se prépare à Los Angeles, où il espère que son expérience et ses choix stratégiques lui permettront de briller encore davantage. Son entraîneur est convaincu que ces choix, notamment en ce qui concerne le papillon, simplifieront leur tâche dans les années à venir. Il reste cependant à Grousset un dernier défi à relever lors de ces championnats : le 50 mètres nage libre.
Une note de frustration demeure, cependant, pour le nageur et son équipe. S’il a réussi à atteindre ce niveau sans être en pleine forme, que pourrait-il accomplir en pleine santé ? « Si je suis devant, le record du monde, il tombe aussi », a-t-il déclaré, conscient que son objectif initial était de battre ce record.
Son entraîneur partage cet avis, persuadé que sans les obstacles rencontrés, Grousset aurait pu réaliser un temps proche du record du monde. « On se dit que si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera la prochaine fois », a-t-il conclu, en évoquant déjà les ambitions pour 2028 et la quête de l’or olympique.
