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Mali : 10 militaires tués dans l’attaque d’un camp par Al-Qaïda au Sahel

Au Mali, la situation sécuritaire continue de se détériorer, comme en témoigne l’attaque survenue dimanche dernier dans la ville de San, au centre du pays. Selon des sources sécuritaires et locales, au moins dix militaires ont perdu la vie lors de cette offensive, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), un groupe lié à Al-Qaïda. Les assaillants ont temporairement pris le contrôle d’un camp militaire, provoquant une réaction immédiate des forces armées maliennes.

Une source sécuritaire a rapporté à l’AFP que le bilan préliminaire faisait état d’environ dix soldats tués. Parallèlement, une source locale a confirmé des pertes parmi les forces armées, sans toutefois fournir de chiffres précis. Cette dernière a indiqué : « Il y a eu des pertes côté ami, mais nos évaluations sont en cours. Nos hommes ont repris le contrôle. »

L’armée malienne a réagi en publiant un communiqué dans lequel elle a qualifié l’incident de « tentative d’attaque sur l’emprise FAMa de San ce dimanche 9 août 2026 à 5h30 ». Selon l’état-major, une « riposte vigoureuse des FAMa » a permis de repousser l’assaut, affirmant que « la situation est sous contrôle ».

Le JNIM a revendiqué la responsabilité de cette attaque, annonçant avoir pris le contrôle total d’une caserne de l’armée malienne à San, dans la région de Ségou. Ce nouvel affrontement s’inscrit dans un contexte de violence croissante au Mali, où le 18 juillet dernier, une autre attaque avait déjà coûté la vie à au moins cinquante militaires dans le nord du pays. Cette offensive avait été orchestrée par une coalition de djihadistes du JNIM et d’indépendantistes touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA), marquant l’une des attaques les plus meurtrières subies par l’armée malienne depuis le début du conflit.