Macron rend hommage à la francophonie et au français en Afrique.
Emmanuel Macron a inauguré samedi à Alexandrie le nouveau campus de l’Université de la Francophonie Senghor à Borg el-Arab, en présence de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. L’Université Senghor, ouverte en 1990, accueille des étudiants francophones intéressés par les questions de développement et forme des cadres du continent.
Emmanuel Macron a inauguré samedi à Alexandrie, dans le nord de l’Égypte, le nouveau campus de l’Université de la Francophonie Senghor à Borg el-Arab, en présence de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Les deux dirigeants ont également échangé pour « conforter une relation bilatérale forte entre la France et l’Égypte » et « aborder la crise actuellement en cours au Moyen-Orient », selon l’Élysée.
« On a souvent voulu renvoyer la France à un pré-carré, l’Afrique française francophone », a déclaré Emmanuel Macron, dont les deux mandats ont été marqués par des crises, voire des ruptures, avec plusieurs anciennes colonies françaises, notamment dans la région du Sahel.
### Plébiscite de la francophonie
« C’est d’ailleurs pour cela que dès après-demain (lundi et mardi) nous tiendrons ce qu’on appelait naguère les sommets France-Afrique. On le tiendra à Nairobi et on a appelé ça le sommet Africa Forward », a poursuivi Emmanuel Macron :
> « C’est un clin d’œil pour dire (que) l’Afrique est un continent aux mille langues. »
Selon lui, « la Francophonie, le français a ce rôle un peu singulier, cette université aussi, d’essayer de réunifier le continent africain parce qu’il permet de voyager dans le multilinguisme de celui-ci », et a ajouté que « le français est une langue d’échange et d’unité ». La francophonie est « un magnifique projet universaliste », a-t-il encore affirmé.
### « La solution à bien de nos maux »
Il a évoqué brièvement les conflits mondiaux, notamment « à la situation dans le Golfe et dans tant de pays amis liée à la guerre qui se joue en Iran », en estimant que « la solution à bien de nos maux est de reconstruire l’unité entre des pays ou des espaces régionaux qui se sont, ces dernières années, par trop écartés ou divisés ».
Selon lui, l’Université Senghor peut jouer ce rôle de pont entre l’Afrique et la Méditerranée : ancien projet phare de la Francophonie, elle a ouvert ses portes en 1990 pour accueillir les étudiants francophones s’intéressant aux questions de développement et former des cadres pour le continent.

