
Lyon : Viol au sein de l’équipe de campagne de Jean-Michel Aulas.
Une plainte pour viol a été déposée le 13 mai par une ancienne militante lyonnaise, visant Roman Abreu, ex-directeur de la communication de la campagne de Jean-Michel Aulas. Jean-Michel Aulas a refusé la demande de retrait de ses fonctions représentatives formulée par Véronique Sarselli, affirmant qu’« nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire en cours ».
Un scandale impacte l’équipe de campagne de Jean-Michel Aulas durant les élections municipales. Une plainte pour viol a été déposée le 13 mai par une ancienne militante lyonnaise, visant Roman Abreu, ancien directeur de la communication de cette campagne. 20 Minutes fait le point.
**Que s’est-il passé ?**
Selon l’avocat de la plaignante, Jean-François Barre, cité par l’AFP, les faits dénoncés auraient eu lieu début janvier à Lyon, lors d’une soirée. La jeune femme prétend avoir été victime de soumission chimique. Le Monde indique qu’une enquête préliminaire pour viol aggravé a été ouverte par le parquet de Lyon. De son côté, l’avocate du mis en cause, Cosima Ouhioun, « conteste fermement et avec sérénité toute accusation » et affirme que son client « se tient à la disposition de la justice ».
**Que disent les premiers éléments de l’enquête ?**
La plaignante aurait signalé les faits environ un mois après les événements à des membres de l’entourage de Jean-Michel Aulas, dont deux colistiers désormais élus à la Métropole de Lyon, selon son avocate. Le Monde précise que l’entourage de Jean-Michel Aulas a déclaré avoir pris ces éléments en considération et avoir organisé une réponse interne, incluant l’éviction du communicant des locaux de campagne.
**Quelle est la réaction de Jean-Michel Aulas ?**
Jean-Michel Aulas a indiqué à BFM Lyon avoir été informé de la situation en février. Il a affirmé avoir convoqué le directeur de communication, qui lui aurait déclaré avoir eu une relation « consentie » avec la plaignante. Toujours selon ses déclarations à la chaîne locale, il explique avoir alors éloigné le communicant des locaux de campagne tout en maintenant ses fonctions, et rejette toute accusation d’« omerta » ou de laxisme. Le Monde rapporte que l’entourage du candidat a suggéré un accompagnement à la plaignante, tant sur le plan psychologique que juridique. La gestion de ce dossier aurait donné lieu à des divergences internes entre la prise en compte de la parole de la plaignante et le respect de la présomption d’innocence du mis en cause.
**Quelles sont les conséquences politiques à la Métropole de Lyon ?**
La présidente LR de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a exprimé sa « profonde choc » dans un communiqué consulté par 20 Minutes. Elle a demandé à Jean-Michel Aulas ainsi qu’à deux élus de se retirer de leurs fonctions représentatives, évoquant une décision prise « en respect de la victime présumée et de l’institution ». Jean-Michel Aulas a refusé, déclarant : « Nous ne pouvons accepter cette demande de retrait » car « nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire en cours », selon un communiqué commun avec une de ses proches et élue à la Métropole, Laure Cédat. Jean-Michel Aulas, actuellement vice-président de la Métropole de Lyon, demeure une figure politique significative de l’exécutif local, malgré sa défaite aux municipales.
