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Le RN victime d’une cyberattaque : visuels aux couleurs algérienne et marocaine affichés

Le Rassemblement national a-t-il été la cible d’une cyberattaque d’envergure ? Suite à l’annonce d’un piratage revendiqué visant le parti, la justice a réagi. Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête pour atteinte à un système de données et extraction frauduleuse, désormais confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité.

Les événements ont débuté lundi soir lorsqu’un hacker, utilisant le pseudonyme 84City, a déclaré sur un forum spécialisé avoir volé plusieurs bases de données du site officiel du RN, sans toutefois fournir de preuves.

Le lendemain, le parti d’extrême droite a publié un communiqué, confirmant qu’une « investigation technique approfondie » avait permis de détecter « une tentative d’intrusion malveillante ».

Selon le Rassemblement national, cette attaque serait restée « limitée au compte d’un seul candidat aux élections municipales et de ses colistiers ». Le parti affirme avoir maîtrisé l’incident « en quelques minutes », excluant toute « exposition massive de données ».

Parallèlement, le compte X (anciennement Twitter) de Marine Le Pen a été brièvement piraté mardi pour promouvoir une cryptomonnaie. Bien que le RN ait confirmé à l’AFP que le profil de la présidente du groupe avait été compromis avant d’être rapidement sécurisé, le parti insiste sur le fait que cette prise de contrôle n’a aucun lien avec la cyberattaque ayant ciblé son site officiel.

 » Aujourd’hui, je présente Marine Le Pen $LEPEN. Un projet inspiré par la conviction que notre avenir appartient à ceux qui sont prêts à le défendre », pouvait-on notamment lire sur ce post.

Bien qu’il reconnaisse une tentative d’intrusion malveillante, le RN soutient que l’accès s’est limité au compte d’un unique candidat aux municipales et de ses colistiers. Selon le parti, cette faille serait simplement due à la faiblesse du mot de passe utilisé.

En détail, le Rassemblement national a subi une double cyberattaque. La manifestation la plus visible de cette intrusion est apparue sur le site officiel du parti dans la nuit de lundi à mardi : les pirates ont modifié plusieurs visuels de la plateforme. Cette technique de piratage, appelée defacing (ou défiguration), consiste à altérer le contenu ou l’apparence d’un site web.

L’altération visuelle était sans équivoque : à la place du visage de Marine Le Pen figurait le dessin d’un chat aux couleurs des drapeaux algérien et marocain. Le tout était inséré dans un logo circulaire portant l’inscription taquine : « Brigade larguée, 2 clics de retard ».