Le prix des carburants impacte les projets de vacances.
Les vacances d’été sont remises en question pour certains Français en raison de l’augmentation des prix des carburants. Richard a déclaré : « Vu les différentes augmentations du coût de la vie et du carburant, nous ne partirons pas cet été. Ni durant les week-ends prolongés de mai. »
Avec les vacances de printemps, suivies de ce mois de mai avec de nombreux ponts avant l’été, l’augmentation sans précédent du prix des carburants pourrait-elle influencer les projets des Français ? Les déplacements prévus depuis longtemps pour des week-ends prolongés sont-ils menacés ? Interrogés à ce sujet, les lecteurs et lectrices de *20 Minutes* ont fait part de leurs sentiments, oscillant entre plein d’essence et plein d’idées.
Pour certains, la situation engendre surtout de l’incertitude. « Les vacances auront bien lieu… mais il va y avoir un transfert de dépenses ! », prédit JeanPhil, un internaute. « Attendez-vous déjà à des terrasses de cafés et de restaurants vides, des magasins déserts, des places de marché squattées uniquement par des promeneurs. Les dépenses iront à l’essentiel. »
Pour Richard, le plein de carburant impacte fortement ses plans. « Vu les augmentations des coûts de la vie et du carburant, nous ne partirons pas cet été, ni durant les week-ends prolongés de mai. » Christine, retraitée, partage un constat similaire : « Le carburant m’a obligée à réduire les déplacements pour voir ma famille. J’habite dans le Vaucluse, mes enfants vivent à Montpellier, Toulon, et Romans-sur-Isère. Nous y allions une fois par mois pour voir chacun d’eux et nos petits-enfants. Mais avec les frais d’autoroute et de gasoil, j’y ai renoncé. »
Hortense, de manière plus philosophique, choisit un retour aux plaisirs simples : « On oublie souvent que partir n’est pas une obligation. On peut être bien chez soi. Cet été, nous resterons chez nous et profiterons différemment : vélo, barbecue, tente dans le jardin. Je suis fatiguée d’être ponctionnée systématiquement, donc je ralentis. »
José, quant à lui, maintient son objectif de voyager, mais modifie sa destination. Habituellement routard vers le Portugal, il prévoit cette année de rester en France. « D’ordinaire, je fais 2.000 km de Paris à Faro puis à Porto avant de reprendre la route vers la France. Cette fois, ça sera en France. Mon véhicule est équipé pour l’éthanol, moins cher, mais en Espagne et au Portugal, l’éthanol est pratiquement introuvable. La France est le seul pays où ce carburant est réellement accessible. Mon choix est donc plutôt dû à ce manque d’options dans l’UE qu’à la hausse des prix du carburant. » Naavrant élargit le débat : « L’augmentation du carburant a surtout changé les plans de ceux qui cherchent désormais un travail proche de chez eux, ce qui limite fortement les possibilités. »
Concernant les adaptations, certains usent d’humour. « Je vais siphonner le réservoir du voisin ! », plaisante un internaute. Un autre lecteur parle de « traque à tout ce qui est soumis à TVA » et de ses changements de comportement : « Je n’emprunte plus d’autoroutes ni de ponts payants et roule à 70 km/h. Je me mets au point mort dans les descentes. Je ne vais plus non plus au restaurant lors de mes longs trajets. »
Un autre internaute a prévu un périple de 12.000 km à moto jusqu’au nord de l’Europe sans modifications pour ses vacances, tout en indiquant davantage faire attention au quotidien en regroupant ses déplacements. Juke envisage quant à lui un été à la manière de *Mad Max* : « Je stocke du carburant chez les beaux-parents pour partir à plein gaz cet été ! Mon but est de faire le tour de France avec le coffre rempli de bidons pour éviter de m’arrêter à la station. »
Benoît a pris une décision claire : « D’habitude, nous partons en camping dans le sud de la France. Mais le trajet en voiture est devenu trop coûteux, au point de remettre en question ce type de vacances. Plutôt que de renoncer à partir, nous avons choisi un voyage tout compris en avion vers la Tunisie. Finalement, c’est presque au même prix et cela nous permet de maîtriser le budget dès le départ. Pas de mauvaises surprises avec le transport, l’hébergement et les repas inclus. » D’autres, comme Loïc, continuent vers des vacances à l’étranger sans changements notables : « Je prévois d’aller en Thaïlande où la vie est cinq fois moins chère qu’en France, avec plus de sorties à bas prix et des repas à 5 euros. »
Valérie évoque une situation pragmatique : « Notre location est réservée depuis janvier 2026 et nous ne pouvons pas annuler « pour cause d’augmentation des carburants », l’assurance ne remboursera pas ! Nous séjournerons donc, comme d’habitude, à environ 300 km de chez nous près de nos familles en Bretagne en bord de mer, mais nous réduirons nos déplacements sur place. Moins de petits trajets, plus de plage, pas de restaurant… Nous avons cette chance, il serait malcommode de nous plaindre. » Alexandre, ayant changé pour un véhicule électrique, affirme : « Nous avons réduit nos coûts énergétiques de moitié. »
Certains relativisent la situation : « Pas de raison de s’inquiéter, c’est plein partout, tout va bien », souligne Loupdunord. Didier, pour sa part, fait ses calculs et estime qu’avec une augmentation de 20 centimes du litre, ses vacances ne seront pas impactées : « Je vais faire au maximum 1.800 à 2.000 km, soit 120 litres d’essence. Une augmentation de 24 euros ne changera pas mes projets. Si je suis à 24 euros près pour mes vacances, je reste chez moi. »
Finalement, de nombreux Français ajustent leurs plans sans renoncer : « En tant que retraitée, je vais partir, mais plus près de Paris que d’habitude. Je ne vais jamais à l’étranger, trop cher pour moi, donc je reste en France. » Louis résume : « Même si le plein augmente de 30 euros, c’est minime pour des vacances. C’est l’équivalent d’un restaurant à deux. La vraie question est celle du quotidien. Réduire les coûts et optimiser les déplacements devient essentiel. Le surcoût est d’environ 100 euros par rapport à l’an dernier, donc la problématique se situe sur les déplacements quotidiens pour travailler. »

