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« Koh-Lanta » : Jonathan, éliminé, refuse l’image de non-menace

Jonathan a été éliminé par les ambassadeurs lors de l’épisode de la réunification diffusé mardi soir sur TF1. À 36 ans, cet aventurier, responsable risque paris en ligne à Paris, a déclaré qu’il avait compris très vite qu’il serait dans une situation délicate lors de l’explication du système des ambassadeurs.


Jonathan, passionné de poker et candidat de « Koh-Lanta, les reliques du destin », a été éliminé par les ambassadeurs lors de l’épisode de la réunification diffusé mardi soir sur TF1. Cet aventurier de 36 ans, responsable des risques au poker en ligne à Paris, avait pourtant tenté un coup stratégique la semaine dernière en se faisant éliminer par son équipe jaune, espérant réintégrer l’aventure dans la tribu adverse grâce à une relique. Son pari lui avait permis de promettre de « rentrer en mode stratège sale » en espionnant ses nouveaux coéquipiers.

Cependant, son aventure a pris fin rapidement. Lors de leur rencontre, les quatre ambassadeurs (deux aventuriers par équipe) ont décidé de l’éliminer, mettant ainsi un terme à son parcours. Il a répondu à nos questions.

Vous ne semblez pas du tout surpris lorsque vous apprenez votre élimination. Était-ce une évidence dans votre tête ?
Dès que Denis Brogniart a expliqué le système des ambassadeurs, j’ai rapidement compris que ma situation allait être délicate. Je me doutais que les rouges souhaiteraient éliminer un jaune, et je savais que les jaunes n’avaient pas l’intention d’aller au tirage au sort. J’ai donc compris que mon nom serait mis en avant. J’aurais aimé être surpris, mais j’avais des soupçons. L’avantage, c’est que cela rend l’acceptation plus facile. Si j’avais été confiant et que mon nom était sorti, ça aurait été plus douloureux. Là, c’était un peu une fatalité.

Dans cet épisode, vous dites avoir été fidèle à l’équipe jaune mais que cela n’a pas été réciproque. Vous ont-ils déçu ?
Clairement, oui. Lorsque je quitte le conseil où mon équipe m’élimine, je leur montre que je suis à 100 % pour les jaunes et que je vais avancer avec eux. On avait une belle opportunité d’être 8 contre 6 à la réunification, et de continuer. Malheureusement, ils ne l’ont pas entendu de cette manière, ils ont pris peur… Ils ne voulaient vraiment pas aller au tirage au sort. Ils se sont dit qu’à 7 contre 7, ce serait mieux. Mais c’était leur stratégie à eux, et c’est comme ça.

« C’est le moins méritant », « il ne fait pas peur »… Vos camarades n’ont pas été tendres avec vous tout au long de l’aventure. Avez-vous été blessé ?
Non, pas vraiment. Je les connais tous très bien. Même aujourd’hui, je sais ce qu’ils en pensent. C’est vrai que physiquement, je suis le moins fort des jaunes, donc je ne peux rien leur reprocher là-dessus. Que je ne leur fasse pas peur, ça me convenait parfaitement. Je savais que si je passais la réunification, je pourrais me faufiler facilement. Quand on ne fait pas peur, on ne vous élimine pas. Je me voyais potentiellement aller loin grâce à cette image de quelqu’un qui ne fait pas peur.

Aviez-vous une alliance avec Paul ? Des candidats s’interrogent dans l’épisode…
On n’avait pas d’alliance formelle où on s’est serré la main, mais on était très proches. On savait tous les deux qu’on voulait avancer ensemble et qu’on pouvait s’apporter des choses. C’est plus simple d’avancer à deux que seul. En plus, on s’est rendu compte qu’on était nés le même jour, la même année. Cela nous a rapprochés naturellement. Je sais aussi qu’il avait ce petit côté stratège comme moi, on s’entendait bien.

Alors pourquoi ne pas lui avoir donné votre collier d’immunité avant de partir ?
Je ne lui ai pas donné parce qu’au moment où j’ai compris que j’allais me faire éliminer, j’étais déçu par l’équipe jaune. J’avais l’impression qu’ils ne s’étaient pas suffisamment battus pour moi et je ne voulais pas leur donner le collier que j’avais obtenu seul, grâce à ma chance. C’était un moyen de montrer mon mécontentement, même si j’estimais qu’un collier n’avait pas tant d’importance au conseil, avec 7 jaunes et 7 rouges. Vous ne voulez pas de moi ? Alors débrouillez-vous et si ça se passe mal pour vous, vous irez au tirage au sort. Je ne voulais pas sanctionner Paul en particulier, mais plutôt l’équipe jaune. Comme c’est un collier cessible, on en fait ce qu’on veut.

Vous n’avez jamais envisagé de rejoindre les rouges. Avec du recul, voyez-vous cela comme une erreur stratégique de votre part ?
Ça pourrait être considéré comme une erreur. Mais si je devais revenir en arrière, je referais la même chose. Dans leur alliance, les rouges ne m’apportaient pas beaucoup de garanties. À aucun moment, ils ne m’ont promis : « si tu viens avec nous, on ira au tirage pour toi ». En plus, j’avais l’impression que si je rejoignais cette alliance, je nuisais à mes chances de victoire. Lors du vote final, je n’aurais pas eu les voix des jaunes. L’alliance rouge me promettait peut-être un parcours un peu plus long, mais ils m’avaient juste dit que je serais le dernier jaune éliminé. Je préférais prendre un plus grand risque à l’entrée et garder mes chances de victoire finale que d’avancer avec eux dans une impasse.

Vous avez beaucoup mis en avant votre passion pour le poker. Pour ce jeu, n’est-il pas préférable de jouer aux échecs afin d’anticiper les coups ?
Je joue aussi aux échecs, même si je suis moins fort… Oui, il faut toujours essayer d’anticiper et d’avoir un coup d’avance, mais j’avais l’impression d’être dans une situation de « zugzwang », dans le sens où, peu importe ce que je faisais, cela allait me mettre dans une moins bonne position.

Vous avez eu du mal à voir les répercussions que pouvait avoir le fait de changer d’équipe ?
J’étais très content de changer d’équipe. Je pense que le système des ambassadeurs m’a tué. Après, je reconnais que je ne me suis peut-être pas assez battu. J’aurais dû essayer de trouver de meilleures solutions. Je ne pouvais pas faire pire que ce que j’ai fait. Mais je n’ai pas trouvé. De plus, je ne connaissais pas les ambassadeurs jaunes. Il me manquait trop d’informations, c’était compliqué. J’aurais aimé réaliser un coup de tonnerre et aller plus loin.

Que retenez-vous de cette expérience ?
Nous avons tous eu de la chance de participer à ce jeu. C’était une aventure incroyable. J’ai conscience d’avoir eu de la chance. J’ai vraiment apprécié et je n’ai aucun regret.

Et puis vous faites partie du jury final !
Cela fait plaisir. J’ai pu accueillir tous les éliminés un à un, j’étais un peu leur psy à écouter leurs pleurs et leurs « j’aurais dû faire ci » ou « j’aurais dû faire ça ».