France

Julien Lepers exploite-t-il son image pour « arnaquer » des centaines de Français ?

Julien Lepers prête son image à la société de marketing Star Data depuis vingt-deux ans, ce qui suscite une polémique concernant des prélèvements sans consentement clair. Selon le site Signal Arnaques, le compteur des signalements dépasse déjà les 380.


« Un message de Julien Lepers à votre attention, ouvrez vite ! » Si vous recevez un courrier avec une telle promesse, il est conseillé de le prendre avec précaution. L’ancien animateur de « Questions pour un champion » se retrouve malgré lui (ou pas vraiment) au cœur d’une importante controverse. D’après les révélations du Parisien, l’animateur a prêté son image depuis vingt-deux ans à la société de marketing Star Data, un partenariat qui pousse aujourd’hui de nombreuses personnes à dénoncer une arnaque.

Chaque semaine, des milliers de courriers arrivent dans les boîtes aux lettres, accompagnés d’une photo dédicacée de Julien Lepers, signée « Amicalement ». Ces lettres incitent les destinataires à participer à une loterie (EuroMillions) via des tirages groupés organisés par la société suisse Easy Millions. Le coût de cette opération s’élève à 54 euros par mois.

Le problème majeur ? De nombreuses victimes accusent des prélèvements effectués sans leur consentement explicite, avec des montants pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros au total. Sur le site Signal Arnaques, plus de 380 signalements ont déjà été enregistrés.

Concernant les accusations d’usurpation d’identité, Julien Lepers a affirmé être pleinement conscient du fonctionnement du système : « Il n’y a aucune usurpation d’identité. J’assume à 100 % être le parrain car tout est légal », a-t-il déclaré au Parisien. Emmanuel Lecoq, président de Star Data, a également confirmé que Julien Lepers était rémunéré pour son rôle de parrain. Cependant, cette défense pourrait ne pas suffire à apaiser les nombreux clients qui rencontrent des difficultés pour arrêter les prélèvements sur leur compte bancaire et se retrouvent contraints de faire opposition à leur carte bancaire.