
Incendies : Sébastien Lecornu annonce des mesures pour la Gironde et les Landes
Sébastien Lecornu, Premier ministre français, s’est rendu ce lundi en Gironde pour initier la reconstruction des zones dévastées par un mégafeu. À son arrivée à Mérignac, il a été accueilli par des cris de mécontentement de la part des habitants, exprimant leur frustration face aux actions gouvernementales. Lors d’une table ronde réunissant des membres de son cabinet, des élus locaux et des acteurs économiques, il a présenté plusieurs mesures destinées à atténuer les conséquences des incendies.
Lors de sa conférence de presse, Lecornu a annoncé une aide financière de 12 millions d’euros pour les départements de la Gironde et des Landes, qui ont subi de lourdes pertes durant l’été. « Il y a un enjeu de solidarité territoriale important », a-t-il souligné, précisant que cette aide est immédiatement disponible pour permettre aux collectivités de commencer les travaux sans délai. Sur cette somme, 10 millions d’euros seront alloués à la Gironde, où 42.000 hectares ont été ravagés, tandis que 2 millions d’euros seront destinés aux Landes.
Le Premier ministre a également évoqué des mesures fiscales pour soutenir les entreprises touchées. Celles dont les locaux ont été détruits bénéficieront d’un dégrèvement total des taxes foncières et des cotisations foncières des entreprises. De plus, l’État exonérera de cotisations sociales les entreprises sinistrées ou situées dans des zones évacuées, prenant en charge la taxe foncière due par ces entreprises. Lecornu a reconnu que cette initiative est « assez radicale » et « coûteuse pour les finances publiques », mais il a affirmé l’assumer pleinement.
Pour faciliter la reconstruction, il a annoncé que les permis de construire pour les maisons détruites seraient délivrés dans un délai d’un mois, voire moins, afin de garantir une reconstruction rapide et efficace.
Enfin, le coût total de ces mesures pourrait dépasser les 100 millions d’euros, un montant que le Premier ministre a qualifié de « considérable ». « On peut très vite atteindre des sommes qui peuvent aller au-delà de 100 millions d’euros », a-t-il déclaré, soulignant l’ampleur de l’engagement financier de l’État face à cette crise.
