
Handicap : Contenu de la « feuille de route » d’Emmanuel Macron sur l’accessibilité.
Dans le cadre de la 7e Conférence Nationale du Handicap (CNH), Emmanuel Macron a dévoilé vendredi un ensemble de mesures visant à améliorer l’inclusion des personnes en situation de handicap dans la société. Cependant, le président n’a pas fourni de précisions concernant le budget nécessaire à la mise en œuvre de ces initiatives. Voici un aperçu des principales propositions.
En matière d’éducation, le gouvernement s’engage à renforcer les pôles d’appui à la scolarité (PAS), qui passeront de 1.300 à 3.000 d’ici la rentrée prochaine. Ces structures, composées de professionnels de l’Éducation nationale et d’éducateurs, auront pour mission d’évaluer les besoins des élèves handicapés et de proposer des solutions adaptées. Parallèlement, une réévaluation du rôle des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) est en cours dans le cadre d’une politique d’accessibilité globale, un sujet actuellement traité par le ministère de l’Éducation nationale.
Concernant le secteur de l’emploi, le dispositif d’emploi accompagné continuera de se développer, avec un objectif de 20.000 bénéficiaires d’ici 2028. Ce programme permet aux travailleurs handicapés de bénéficier d’un accompagnement personnalisé pour répondre à leurs besoins spécifiques en milieu professionnel. De plus, une aide de 6.000 euros sera proposée pour l’embauche d’apprentis reconnus comme travailleurs handicapés, quel que soit leur niveau de diplôme.
Sur le plan du numérique, un fonds sera créé pour garantir l’accessibilité des sites Internet des services publics. L’objectif est que les 250 démarches les plus courantes soient accessibles d’ici la fin de l’année. Actuellement, la Cour des comptes indique que seulement 7 % de ces services sont pleinement accessibles.
En ce qui concerne le transport, le gouvernement entend poursuivre l’amélioration de l’accessibilité des gares ferroviaires, en mettant l’accent sur celles qui seront utilisées lors des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030. De plus, des dispositifs permettant aux personnes en fauteuil roulant d’accéder à l’avion, expérimentés lors des JO de Paris en 2024, seront étendus aux principaux aéroports.
Le logement n’est pas en reste, avec une concertation prévue entre le ministère du Logement et les représentants des promoteurs pour faciliter l’intégration d’équipements domotiques dans les nouvelles constructions. Un registre national des logements sociaux accessibles sera également instauré pour aider les personnes handicapées dans leur recherche de logement.
Dans le domaine culturel, un plan national d’accessibilité pour les salles de cinéma sera lancé pour la période 2026-2029, visant à augmenter le nombre de projections accessibles au public.
Enfin, le gouvernement prévoit de développer un projet pilote de formation pour les professionnels et les personnes en situation de handicap, axé sur les accompagnements possibles dans le cadre de la vie intime et affective des personnes handicapées.
Ces mesures, bien que prometteuses, restent à concrétiser, et l’absence de budget annoncé soulève des questions quant à leur mise en œuvre effective.
