Guerre en Ukraine : ONG norvégienne endeuillée, Kiev ne relâche pas la pression sur Crimée
Une frappe russe à Novopetrivka, dans la région de Kherson, a causé la mort de deux employés de l’ONG norvégienne Norsk Folkehjelp, âgés de 24 et 25 ans, et un des blessés est décédé plus tard. Selon Bloomberg, la valeur du groupe franco-allemand KNDS devrait atteindre entre 15 et 18 milliards d’euros lors de son entrée en Bourse, qui devrait impliquer 20 % de son capital.

Vous avez manqué les derniers développements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes vous résume l’essentiel chaque soir. Voici les principaux événements de ce mercredi 24 juin 2026, au 1.581e jour du conflit.
Le fait du jour
Une attaque russe dans la région de Kherson, au sud de l’Ukraine, a entraîné la mort de deux employés ukrainiens de l’ONG norvégienne Norsk Folkehjelp. « Six membres de notre personnel ont été touchés : l’un d’entre eux a perdu la vie » et les cinq autres sont blessés, dont un « se trouve dans un état critique », a déclaré le chef de mission de cette organisation spécialisée dans les opérations de déminage. La personne gravement blessée n’a finalement pas survécu.
Les deux victimes étaient âgées de 24 et 25 ans. L’attaque aurait eu lieu dans la localité de Novopetrivka, à environ quarante kilomètres de la ligne de front. L’ONG norvégienne a précisé qu’elle comptait plus de 450 employés en Ukraine.
Le chiffre du jour
De 15 à 18 milliards d’euros. C’est la valeur que devrait atteindre le groupe franco-allemand KNDS, selon Bloomberg, qui a annoncé aujourd’hui le placement « dans les prochaines semaines » de 20 % de son capital sur le marché. Ce serait l’une des plus importantes introductions en Bourse de l’année. Créé en 2015 par la fusion du groupe français Nexter et de l’allemand KMW, KNDS est un acteur majeur de l’industrie européenne de défense terrestre ; il travaille notamment sur le projet de char du futur MGCS.
Le prix de cession de l’action n’a pas encore été communiqué, et l’opération sera uniquement destinée aux investisseurs institutionnels.
La déclaration du jour
« Hormis la dissuasion nucléaire, il ne nous reste rien d’autre dans le monde. C’est la seule chose qui préserve la planète d’une guerre mondiale. »
Cette déclaration très passive-agressive provient du porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, qui s’exprimait lors d’un forum à Moscou.
La tendance du jour
Kiev réplique à Moscou et tente d’employer les mêmes méthodes, loin d’être nobles (si toutefois il y en a lors d’un conflit). Ainsi, des attaques de drones ukrainiens ont privé de courant Sébastopol ce mercredi. Avec environ 550.000 habitants, la plus grande ville de Crimée – annexée par la Russie en 2014 – sert de base à la flotte russe de la mer Noire. « L’ennemi attaque une fois de plus de façon perfide, en essayant de nous priver de conditions de vie normales et de semer la panique », a notamment déclaré le gouverneur local nommé par Moscou, Mikhaïl Razvojaïev.
Mais l’électricité n’est pas la seule conséquence des frappes ukrainiennes dans la région (en plus des pertes humaines). Les soldats ukrainiens ciblent en effet les raffineries et dépôts pétroliers dans le sud de la Russie qui approvisionnent la péninsule, entraînant ainsi la suspension des ventes de carburant dans les stations-service locales.
