Guerre en Ukraine : Marco Rubio avertit du « risque d’escalade » Moscou-Kiev
Les États-Unis ont exprimé leur inquiétude concernant le risque « d’escalade » suite aux attaques ukrainiennes ayant touché des sites en Russie. Marco Rubio a observé que « à ce stade, aucune des deux parties n’a été disposée à faire les concessions nécessaires pour rétablir la paix, en particulier du côté russe ».
Les affrontements entre la Russie et l’Ukraine continuent de susciter de vives inquiétudes aux États-Unis, qui ont initié plusieurs efforts diplomatiques en vue d’une paix durable. Mercredi, Marco Rubio a exprimé des préoccupations concernant le risque d’« escalade » suite à l’attaque de drones ukrainiens ayant visé des installations énergétiques et militaires à Saint-Pétersbourg, en Russie.
« Ce qui a changé ces derniers mois, c’est que l’Ukraine est devenue de plus en plus efficace pour mener des frappes à longue portée en profondeur sur le territoire russe », a déclaré le chef de la diplomatie américaine devant une commission parlementaire.
### De récentes attaques massives russes
Il a poursuivi en affirmant : « Je pense que c’est l’une des raisons qui nous rappellent pourquoi il est important d’essayer de mettre fin à cette guerre, si nous le pouvons, car le risque d’escalade est réel, plus réel qu’il ne l’était il y a deux ans. » Cette déclaration constitue la première réaction des États-Unis après les récentes attaques réciproques entre la Russie et l’Ukraine, malgré le fait que Marco Rubio ait été interrogé pendant des heures lors de séances parlementaires où le sujet de la guerre en Ukraine a été largement évité.
Mardi, une offensive massive de drones et de missiles russes a causé 23 décès à Kiev et dans la ville industrielle de Dnipro, située dans le centre-est de l’Ukraine.
« À ce stade, aucune des deux parties n’a été disposée à faire les concessions nécessaires pour rétablir la paix, en particulier du côté russe », a souligné Marco Rubio, affirmant que les États-Unis demeurent « prêts à jouer tout rôle possible dans ce contexte pour rétablir la paix ». Lors d’une autre commission mercredi matin, il a admis que « les perspectives ne semblaient pas très bonnes quant à la volonté de l’une ou l’autre des parties de faire les concessions nécessaires pour parvenir à un accord ».

