
Grève du 29 septembre : les manifestants défilent à Paris, 10 % de fonctionnaires grévistes annoncés
La journée de mobilisation du 29 septembre a rassemblé à la fois des cortèges syndicaux et des actions lycéennes dans plusieurs villes, avec des perturbations signalées dans l’enseignement et dans la fonction publique. Les chiffres publiés par les ministères et les autorités locales montrent une mobilisation réelle, mais très inégale selon les territoires et les secteurs.
Une mobilisation étendue dans les lycées
Selon le ministère de l’Éducation nationale, 338 établissements étaient concernés dans la journée par des actions autour des lycées, avec 40 établissements bloqués et 44 faisant l’objet de tentatives de blocage. À la mi-journée, le ministère indiquait encore 316 établissements touchés, dont 40 bloqués et 44 visés par des tentatives de blocage. Ces chiffres traduisent une mobilisation qui s’est diffusée au-delà de l’Île-de-France, après avoir commencé la semaine précédente autour de revendications liées aux moyens, aux remplacements d’enseignants, aux emplois du temps et à des conditions jugées insalubres par les lycéens mobilisés.
Le ministère a aussi fait état de 40 interpellations et de 10 blessés parmi les élèves et les personnels depuis le début de la journée. Dans plusieurs villes, les tensions se sont concentrées aux abords des établissements, avec des heurts, des tentatives d’entrée forcée ou des incendies de barricades signalés par des médias locaux.
Des cortèges syndicaux nourris, surtout à Paris et dans l’Ouest
À Paris, le cortège de la fonction publique est parti de la place de la République, avec une présence notable d’agents de la police nationale, de soignants, de personnels de l’Éducation nationale et d’étudiants. Les pompiers ont défilé dans leur propre cortège avant de rejoindre le reste des manifestants. À Nantes, le rassemblement a été estimé à environ 6.000 personnes par Presse Océan, tandis qu’à Marseille la préfecture a compté 3.800 manifestants. À Bordeaux, un pompier a été blessé lors d’un incident lié à l’explosion d’une bombe aérosol, selon Sud-Ouest.
À Lille, la préfecture a signalé quatre interpellations et 12 lycées perturbés. À Rennes, le lycée Bréquigny a été bloqué et un feu a été allumé devant l’établissement, d’après des images relayées par des confrères. À Saint-Denis, un journaliste de BFM a été exclu d’une manifestation lycéenne, sur fond de rejet de certains médias par des participants.
Ce qu’il faut retenir
- Le ministère de l’Éducation nationale a recensé 338 établissements concernés par des actions lycéennes, dont 40 bloqués et 44 visés par des tentatives de blocage.
- Le ministère de l’Action et des Comptes publics a indiqué 9,64 % de grévistes dans la fonction publique d’État à la mi-journée, contre 5,68 % dans la territoriale et 4,5 % dans l’hospitalière.
- Les autorités ont signalé 40 interpellations et 10 blessés parmi les élèves et les personnels au cours de la journée.
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