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Festival de Cannes 2026 : Devenir attachée de presse entre paillettes et interviews.

Dans les couloirs de l’hôtel Barrière Le Majestic à Cannes, les attachées de presse du festival Canneseries sont moins d’une dizaine à gérer le planning des interviews, des photos officielles et des conférences de presse. Lilou Tondut a rejoint les équipes à 22 ans cette année pour valider sa dernière année de master en communication événementielle.

Dans les couloirs de l’hôtel Barrière Le Majestic à Cannes, les attachées de presse du festival Canneseries s’affairent. Agendas à la main, elles sont moins d’une dizaine à coordonner le planning des interviews des artistes, des photos officielles et des conférences de presse pour présenter les séries. Dès 9 heures du matin et jusqu’à la nuit tombée, elles répondent aux demandes des journalistes et des équipes artistiques.

Ce métier peut sembler rêvé en raison de sa proximité avec des stars, mais il exige de garder les pieds sur terre et de résister au stress (et au manque de sommeil). À 22 ans, Lilou Tondut a intégré les équipes cette année pour valider sa dernière année de master en communication événementielle. Entre l’organisation à gérer, le sommeil à préserver et l’avenir à envisager, elle s’est ouverte sur sa profession.

Lilou sur la Croisette

L’arrivée de Lilou sur la Croisette s’est faite un peu par hasard. Après avoir obtenu son baccalauréat, la jeune femme originaire d’Angoulême ne savait pas quel métier poursuivre.

« Je n’avais pas trop d’idées pour mes études supérieures… Donc je me suis dit, pourquoi pas l’événementiel ? C’est un monde assez vague et j’ai donc pensé à la communication événementielle. »

Entre sa licence et son master, elle confie : « Les cours ne m’ont pas forcément plu, c’est plus les stages que j’ai trouvés super intéressants. » Cependant, la filière choisie est très vaste et le métier d’attachée de presse peut être exercé dans différentes structures : en entreprises, au sein de collectivités territoriales ou dans des agences. Bref, il y a du choix. Son intérêt pour établir des liens entre les médias et les artistes va se renforcer grâce aux stages, en lien avec ses passions : le cinéma et la musique.

La recherche de stage, tous les étudiants connaissent. Une période difficile où le quotidien consiste à envoyer des CV et des lettres de motivation.

« J’ai postulé un peu partout et j’ai été acceptée au Festival du Film de Comédie de l’Alpe d’Huez. C’était trop chouette. J’ai fait mon premier stage là-bas et ensuite, Frédéric Cassoli et Clément Lemoine, qui gèrent également la presse audiovisuelle de Cannes, m’ont également pris comme stagiaire la même année au Festival de Cannes. »

C’est un rêve pour cette étudiante qui débute sa carrière par deux des événements les plus prisés du milieu cinématographique.

Une vie à cent à l’heure

Après un retour par les montagnes de l’Alpe d’Huez, la nouvelle attachée de presse a enchaîné avec le festival de Canneseries en avril dernier. « J’ai commencé à travailler sur l’événement début février, et à la fin de cette période, je devrais écrire mon mémoire et obtenir enfin mon diplôme. » sourit Lilou Tondut, reconnaissant prendre plaisir à préparer le festival et voir les projets se concrétiser sur place. Concernant l’avenir, elle confie y réfléchir un peu :

« J’aimerais bien découvrir la distribution. Gérer les sorties de films, ce qui me permettrait de rester dans l’événementiel. J’apprécie de rester au bureau et de préparer l’événement, mais j’ai toujours hâte d’arriver sur place pour mettre les choses en place. »

Si le parcours professionnel de la jeune femme est classique, elle a choisi de travailler pour des festivals reconnus. Mais comment se faire une place dans cet univers privilégié ? Lilou admet prendre beaucoup de plaisir à évoluer dans ce milieu en tant qu’attachée de presse. « J’adore rencontrer plein de personnes, découvrir différents corps de métier, c’est très enrichissant. Avec ce métier, j’ai aussi appris à être plus à l’aise socialement et mieux organisée, » énumère la passionnée de séries.

Néanmoins, elle dormira plus tard. Après avoir travaillé sur Canneseries, Lilou avait deux jours de pause avant de retourner dans le Sud pour commencer à organiser le Festival de Cannes. Une vie à cent à l’heure qui lui convient parfaitement, « pour cet événement, nous sommes toutes dans le même bateau, donc nous nous aidons mutuellement, » conclut celle qui sera bientôt diplômée.