
Fake news : 60 % des jeunes admettent avoir été piégés par des fausses infos
Les jeunes âgés de 18 à 30 ans sont 59 % à indiquer avoir déjà été piégés par une fake news, contre 52 % en 2017. Selon une étude #MoiJeune réalisée en ligne du 8 avril au 14 avril 2026, 56 % des 18-30 ans ont tendance à se méfier de tout le monde.
Dans le flou. À l’époque du deuxième mandat de Donald Trump, des ingérences russes à travers le monde et des influenceurs, les fausses informations se sont intégrées dans le paysage médiatique aux côtés de l’information authentique. Comment les 18-30 ans y sont-ils confrontés ? C’est la question à laquelle répond notre dernière étude #MoiJeune – 20 Minutes x OpinionWay *.
D’un côté, il est établi que les jeunes sondés ne restent pas inactifs face au flot d’informations qui leur parvient chaque jour : deux tiers se déclarent « actifs », ce qui signifie qu’ils cherchent eux-mêmes des sources d’information fiables. En revanche, cette implication ne semble pas suffisante : 59 % des 18-30 ans affirment avoir déjà été dupés par une fake news, comparé à 52 % il y a neuf ans, en 2017.
Le doute face aux fausses informations
Se faire duper, c’est une chose. S’en rendre compte en est une autre ; 37 % des personnes interrogées disent avoir rapidement réalisé qu’elles avaient été trompées par une fake news. D’autres prennent un peu plus de temps pour saisir la supercherie : 22 % déclarent s’en être rendues compte plus tard (+ 8 points par rapport à 2017). Et quelques-uns – mais ils restent minoritaires (6 %) – affirment qu’ils n’ont jamais été bernés et ne le seront pas à l’avenir.
Un chiffre préoccupant subsiste, illustrant le doute croissant qui s’est installé : le pourcentage de jeunes qui ne savent pas s’ils ont été piégés par une fake news. Ce taux est passé de 3 à 19 % entre 2017 et 2026.
La méfiance à l’égard de « tout le monde »
Avec l’essor des intelligences artificielles génératives et des deepfakes, les canaux de diffusion des fausses informations sont désormais variés. Et les 18-30 ans en sont conscients. Selon eux, les formats jugés les plus « convaincants » pour transmettre une fake sont bien répartis : 33 % évoquent un texte, 31 % une vidéo, 25 % une photo et 8 % un enregistrement audio.
Dans ce contexte, un dernier chiffre de notre étude #MoiJeune – 20 Minutes x OpinionWay donne une perspective générale synonyme de scepticisme : 56 % des 18-30 ans tendent à se méfier… de tout le monde.
* Étude #MoiJeune « 20 Minutes » x OpinionWay réalisée en ligne du 8 avril au 14 avril 2026 sur un échantillon de 524 personnes représentatif de la population française âgée de 18 à 30 ans, selon la méthode des quotas.
