France

Eau minérale : Volvic reconnue coupable de pratiques commerciales trompeuses

L’association de consommateurs CLCV évoque un « jugement historique » avec une décision de justice qui « fixe un standard qui protège utilement le consommateur. » Le tribunal judiciaire de Paris a jugé la marque d’eau minérale Volvic coupable de « pratiques commerciales trompeuses » pour avoir mentionné sur ses bouteilles d’eau qu’elles étaient « neutres en carbone » ou « 100 % recyclables. »


L’association de consommateurs CLCV décrit un « jugement historique » suite à la décision du tribunal judiciaire de Paris qui « fixe un standard qui protège utilement le consommateur ». La marque d’eau minérale Volvic a été reconnue coupable de « pratiques commerciales trompeuses » pour avoir indiqué sur ses bouteilles qu’elles étaient « neutres en carbone » ou « 100 % recyclables ».

Contacté par l’AFP, Danone, le géant de l’agroalimentaire propriétaire de Volvic, « conteste tant le raisonnement que la conclusion à laquelle est parvenu le tribunal au sujet de certaines des pratiques mises en œuvre par le passé et qui respectaient tout à la fois les textes et les usages applicables à cette période ». Le groupe annonce que « Volvic va donc faire appel de cette décision ».

Le tribunal, suite à un recours de l’association CLCV, a jugé que les allégations « neutre en carbone » ou « certifiée neutre en carbone », ainsi que « 100 % recyclé » ou « 100 % recyclable » constituaient une pratique commerciale trompeuse. » Il note que « la compensation des émissions produites lors de la fabrication d’une bouteille d’eau Volvic n’est pas intégralement compensée par des absorptions », ce qui peut induire le consommateur en erreur.

De plus, le tribunal remet en question les mentions « 100 % recyclée » et « 100 % recyclable », affirmant que les bouteilles ne sont en réalité que partiellement recyclées, et que la mention « 100 % recyclables » est imprimée sur une étiquette dont la colle et l’encre ne le sont pas intégralement. En conséquence, Volvic devra verser 75 000 euros de dommages et intérêts à la CLCV et publier le jugement sur la page d’accueil de son site Internet pendant six mois.