
Cyril Hanouna recycle ses ex-chroniqueurs dans « Tout beau, tout 9 » ?
Cyril Hanouna, figure emblématique de la télévision française, a récemment annoncé des changements notables pour la deuxième saison de son talk-show « Tout beau, tout 9 » sur W9. L’animateur de 51 ans a décidé de s’entourer de visages familiers en faisant appel à d’anciens chroniqueurs de « Touche pas à mon poste ». Ce choix stratégique vise à raviver l’esprit originel de l’émission tout en apportant une touche de nouveauté.
Parmi les retours marquants, on retrouve Benjamin Castaldi, qui a été un pilier de « TPMP » de 2016 à 2023, ainsi qu’Agathe Auproux et Eric Carrière. Jean-Luc Lemoine, qui avait quitté l’équipe d’Hanouna en 2018, fera également son retour sur le plateau. Ces personnalités, ayant marqué l’histoire de l’émission, sont appelées à animer les débats et à apporter une dynamique familière au programme.
Jean-Luc Lemoine a évoqué la convivialité qui régnait autrefois sur le plateau, rappelant que l’équipe se comportait comme une « bande de potes ». Cette ambiance chaleureuse est un élément central que W9 semble vouloir rétablir, comme l’indique Virginie Spies, sémiologue et experte en médias. Selon elle, le vocabulaire utilisé dans la communication de W9, évoquant une « bande » et une « famille », témoigne d’une volonté de réintroduire l’esprit de « TPMP » sans pour autant donner l’impression d’un simple copier-coller.
Le public de « TBT9 » a également un intérêt marqué pour la vie personnelle des chroniqueurs, à l’instar de la relation de Cyril Hanouna avec Shana Loustau, révélée lors de son émission. Cette dimension personnelle contribue à fidéliser les téléspectateurs, qui se sentent connectés à une « bande » qu’ils connaissent bien.
Dans les saisons précédentes, « TPMP » et « TBT9 » étaient souvent perçus comme étant centrés sur la personnalité d’Hanouna. Virginie Spies souligne que ces retours de chroniqueurs historiques illustrent que l’émission repose sur un écosystème collectif, où Hanouna, bien que restant le chef d’orchestre, a besoin de ses « musiciens » pour captiver le public.
Cependant, ce retour aux sources peut aussi être interprété comme un aveu de faiblesse. L’experte en médias note que malgré les changements de décor et de format, l’émission cherche à retrouver l’alchimie qui a fait son succès en revenant vers ceux qui ont contribué à son histoire.
La première saison de « Tout beau, tout 9 » a été marquée par des controverses, notamment des remarques jugées inappropriées par certains chroniqueurs. En réponse, l’Arcom a publié des décisions concernant des séquences diffusées entre septembre et décembre 2025, sans pour autant infliger de sanctions sévères. David Larramendy, responsable de la chaîne, a reconnu qu’il y avait eu des débordements et a établi des limites claires à respecter, notamment en ce qui concerne la désinformation et les attaques personnelles.
Ce retour à des personnalités populaires pourrait également être perçu comme une forme de normalisation du programme. Selon une spécialiste des médias, cette approche vise à créer une émission plus rassurante et divertissante, tout en évitant les polémiques qui ont souvent entouré « TPMP ». La nostalgie joue un rôle clé dans cette stratégie, car les chaînes cherchent à réactiver des formats et des animateurs qui évoquent des souvenirs positifs chez les téléspectateurs.
En somme, le concept du « neuf avec du vieux » semble être une recette éprouvée à la télévision, offrant aux spectateurs une reconnaissance immédiate et un lien avec des visages familiers. Reste à voir si cette stratégie se traduira par un succès durable pour « Tout beau, tout 9 ».
