Cyberattaque visant Tchap, messagerie des agents de l’État.
La messagerie instantanée Tchap a subi un « incident de sécurité » avec une fuite de données qui a été « maîtrisée », selon la Direction interministérielle du numérique (Dinum). L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a détecté dimanche « une compromission du service Tchap à la suite d’une usurpation de compte ».
Tchap présente également des vulnérabilités. La messagerie instantanée chiffrée destinée aux agents publics a subi un « incident de sécurité » marqué par une fuite de données qui a été « maîtrisée », a annoncé lundi la Direction interministérielle du numérique (Dinum).
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a repéré dimanche « une compromission du service Tchap à la suite d’une usurpation de compte », selon les informations fournies par la Dinum. Celle-ci a précisé que le compte à l’origine des requêtes malveillantes avait « été identifié » et « immédiatement bloqué afin de supprimer l’accès persistant de l’attaquant ».
La Cnil informée de la cyberattaque
La Dinum a voulu rassurer en affirmant que « même dans le cas d’une usurpation de compte, l’historique des conversations privées et chiffrées n’est pas accessible » et que « les échanges susceptibles d’avoir été consultés se limitent donc au contenu des conversations publiques ». L’incident a été notifié à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), mais la Dinum n’a pas encore précisé combien de comptes avaient été compromis.
Le site spécialisé FrenchBreaches a rapporté des revendications publiées sur le dark web affirmant que plus de 643.000 messages liés à 73.000 agents dans 976 salons de discussions auraient été exposés.
Le gouvernement avait généralisé en septembre 2025 l’usage de Tchap pour tous les agents publics dans le but de lutter contre le « risque croissant d’interception de leurs communications » et de cyberattaques, mentionnant alors les potentielles vulnérabilités des applications grand public, comme WhatsApp ou Telegram.

