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Crise à Ceuta : Donald Trump défend sa politique anti-immigration face aux critiques.

Il n’a pas fallu longtemps pour que Donald Trump prenne la parole. Le président des États-Unis, accompagné de plusieurs membres de son administration, a réagi vendredi aux images de milliers de migrants arrivant dans l’enclave espagnole de Ceuta, les utilisant comme un argument en faveur de leur politique migratoire. Il a également saisi cette occasion pour critiquer ses opposants de gauche.

Depuis la Maison-Blanche, Donald Trump a établi un parallèle entre la situation en Espagne et les dangers qu’il associe à une politique migratoire moins stricte aux États-Unis. « Si nous ne sommes pas au pouvoir, notre pays sera envahi à des niveaux qui feront passer ce qui arrive en Espagne pour de la gnognotte », a-t-il déclaré lors d’un Conseil des ministres, évoquant une « invasion ».

Les proches et conseillers de Trump se sont également exprimés. Le président américain avait précédemment déclaré sur Fox News : « Souvenez-vous de cette image. Ce sera nous dans trois ans si le mauvais camp l’emporte », alors que les républicains se préparent pour les élections législatives de mi-mandat. Ses alliés ont également utilisé ces images pour soutenir leur discours sur l’immigration.

Le vice-président J.D. Vance a commenté sur X que « ces images en provenance d’Espagne sont un rappel malheureux des conséquences des migrations de masse et des politiques mondialistes de la gauche radicale qui ont permis l’invasion de l’Occident ». Par ailleurs, Stephen Miller, conseiller à la Maison-Blanche, a affirmé : « Les démocrates ont infligé cela à l’Amérique chaque jour pendant quatre ans sous Biden et le referont tout de suite, mais à une échelle infiniment plus grande, s’ils obtiennent la moindre parcelle de pouvoir national. »

Le département d’État américain a également pris position sur la question, déclarant sur X : « Cet incident inacceptable est la conséquence directe des efforts délibérés du gouvernement espagnol visant à permettre et à faciliter l’immigration clandestine massive vers l’Europe ». Cette réaction s’inscrit dans un discours partagé par plusieurs formations d’extrême droite européennes.

Aux États-Unis, la question migratoire demeure un thème central pour Donald Trump. Pendant la présidence de Joe Biden, les images de migrants à la frontière avec le Mexique étaient régulièrement diffusées par Fox News. Le nombre d’interpellations avait atteint jusqu’à 300 000 par mois avant de diminuer à la fin du mandat démocrate, pour ensuite tomber à des niveaux quasi nuls après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche début 2025. Cette baisse est depuis présentée par le président américain comme un résultat de sa politique migratoire.