
Ces personnes qui commentent à voix haute tout ce qu’elles font
Parler à voix haute en faisant ses tâches du quotidien n’est pas un simple tic isolé : selon un psychologue cité dans la source, il s’agit d’une forme de soliloquie, c’est-à-dire le fait de verbaliser ses pensées, ses gestes ou ses intentions. Le phénomène peut surtout devenir pénible dans un bureau, où il perturbe l’attention des autres sans être forcément pathologique.
Un comportement courant, mais vite envahissant
La source décrit une situation familière : un collègue commente ses mails, ses clics ou ses actions au fil de la journée, parfois avec des formules répétitives comme l’annonce qu’une tâche est terminée. D’autres exemples sont donnés à propos d’une collègue qui « sous-titre » presque tout ce qu’elle fait, ou d’une mère qui parle seule en cuisinant. Dans tous les cas, le point commun est le même : la personne accompagne ses gestes d’un flux verbal continu.
Pour les témoins, ce bavardage permanent agit comme un bruit de fond. Simon, cité dans l’article, dit avoir pris ses distances dans l’open space pour s’éloigner d’une collègue qui l’agace. La gêne tient moins au contenu des phrases qu’à leur répétition et à leur présence constante, surtout dans un environnement où la concentration est déjà fragile.
Ce que dit le psychologue interrogé
Gérard Poussin, psychologue grenoblois à la retraite et ancien professeur de psychologie, explique que tout le monde se parle intérieurement. Selon lui, le cerveau filtre d’ordinaire ce qui doit rester silencieux. Quand des pensées passent malgré tout à l’oral, il parle d’un « défaut de contrôle semi-conscient ». Dans sa présentation, ce n’est pas une maladie en soi, sauf dans certains cas psychiatriques.
Le spécialiste insiste aussi sur un point pratique : dire à une personne qu’elle parle trop fort ou qu’elle commente tout à voix haute peut être utile. D’après lui, cela peut éviter des situations gênantes et rendre service à la personne concernée. L’article ne donne toutefois pas de données chiffrées ni d’étude précise pour mesurer la fréquence du phénomène.
Entre besoin personnel et nuisance sociale
La source montre aussi que les personnes qui parlent à voix haute n’ont pas forcément conscience de déranger. Un internaute cité sur Reddit explique qu’il verbalise certaines pensées pour mieux les traiter, comme si le fait de les entendre aidait son cerveau à avancer. Il dit aussi s’excuser auprès de ses collègues, tout en reconnaissant que le bruit de fond des autres peut lui-même le distraire, notamment dans un contexte de TDAH évoqué par lui.
Le sujet met donc en tension deux réalités : d’un côté, un mécanisme de pensée qui aide certaines personnes à s’organiser ; de l’autre, une gêne bien réelle pour l’entourage, surtout au travail. La source ne tranche pas sur une solution unique, mais elle suggère qu’un signalement direct, formulé sans agressivité, peut être préférable au silence ou à l’irritation accumulée.
Ce qu’il faut retenir
- Le fait de commenter à voix haute ses gestes ou ses pensées est présenté comme de la soliloquie par le psychologue cité.
- Le phénomène est décrit comme gênant surtout en open space, car il nuit à la concentration des personnes autour.
- Selon Gérard Poussin, le fait de le signaler à la personne concernée peut être utile et éviter des situations embarrassantes.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
