Bretagne : L214 dénonce un élevage porcin, « le théâtre d’horreurs »
L214 a déposé une nouvelle enquête concernant un élevage porcin à Lannilis (Finistère), dénonçant « l’environnement totalement insalubre » de cet établissement qui travaille pour la coopérative bretonne Evel’Up. La préfecture a annoncé que l’activité de cet élevage a été suspendue en « urgence » après un contrôle officiel inopiné réalisé par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Finistère.
Deux semaines après avoir mis en lumière une maternité collective de porcs dans le Morbihan, L214 cible à nouveau un élevage porcin en Bretagne. Cette fois-ci, il s’agit d’une exploitation située à Lannilis, dans le Finistère, qui travaille pour la coopérative bretonne Evel’Up, un acteur majeur du secteur qui commercialise 3,8 millions de porcs charcutiers par an. La préfecture a annoncé ce mardi après-midi que l’activité de cet élevage a été suspendue en « urgence ».
Dans sa nouvelle enquête, l’association de défense animale dénonce « l’environnement totalement insalubre » de cet élevage. Les images, filmées en avril, montrent des cadavres en décomposition et des ossements sur le sol, des animaux malades et blessés ainsi que « des bâtiments vétustes et non conformes. » Selon Sébastien Arsac, directeur des enquêtes chez L214, « cet élevage est le théâtre d’horreurs quotidiennes : cochons agonisants, mutilés, entassés dans la saleté, cadavres en décomposition jusque dans les mangeoires. »
L’activité suspendue en urgence par la préfecture
La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Finistère, informée lundi par L214 et responsable des contrôles vétérinaires, « a immédiatement diligenté un contrôle officiel inopiné au sein de l’exploitation », a indiqué la préfecture à 20 Minutes. Suite aux « constats effectués », une décision de suspension d’activité a été prise en urgence. Une procédure pénale a également été engagée.
« La coopérative Evel’Up ne peut ignorer la réalité de cet élevage dont elle dépend directement », souligne le militant, en mettant également en cause les services vétérinaires de l’État qui « ont la responsabilité de contrôler les élevages et de mettre fin à de telles situations. » Contactée par 20 Minutes, la coopérative Evel’Up n’a pas encore répondu à nos demandes.

