Le chômage des jeunes reste à 29,2 %, niveau préoccupant
Le taux de chômage strict s’est établi à 10,8% au premier trimestre 2026, avec 13,5% en milieu urbain et 6,1% en milieu rural, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Les jeunes de 15 à 24 ans présentent un taux de chômage de 29,2%, tandis que le volume du chômage en sens strict a atteint 1.253.000 personnes, dont 31,3% sont des femmes.
Le taux de chômage strict a atteint 10,8 % au premier trimestre 2026, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Ce taux est de 13,5 % en milieu urbain et de 6,1 % en milieu rural. Dans sa note d’information récente sur la situation du marché du travail au Maroc, l’institution a précisé que « ce taux culmine à 16,1 % pour les femmes contre 9,4 % pour les hommes ». Cette note est basée sur les résultats de la nouvelle « Enquête sur la main-d’œuvre » (EMO2026), première d’une série d’enquêtes de nouvelle génération sur le marché du travail, conforme aux récentes normes internationales établies lors des 19e, 20e et 21e Conférences internationales des statisticiens du travail (CIST) de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Concernant les déséquilibres persistants sur le marché du travail, les données montrent que les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus touchés avec un taux de 29,2 %, suivis par les personnes âgées de 25 à 34 ans (16,1 %). Le volume total du chômage strict s’élève à 1.253.000 personnes, dont 79,6 % vivent en milieu urbain et 31,3 % sont des femmes. « Parmi les personnes en emploi contre revenu, 671.000 se trouvent en situation de sous-emploi lié à la durée de travail, dont 52,9 % résident en milieu urbain », a indiqué l’institution, qui a également précisé que la main-d’œuvre potentielle est estimée à 884.000 personnes, soit 5,5 % de la population hors main-d’œuvre.
Le taux combiné du chômage strict et du sous-emploi lié à la durée de travail, mesurant la main-d’œuvre souffrant d’une insuffisance de temps de travail, est de 16,6 % à la fin des trois premiers mois de l’année. Ce chiffre est de 18,3 % en milieu urbain et de 13,6 % en milieu rural. Il est particulièrement élevé chez les femmes, atteignant 19,8 %, contre 15,7 % pour les hommes.
Concernant le taux combiné du chômage strict et de la main-d’œuvre potentielle, il s’élève à 17,1 % au premier trimestre 2026, avec 20,4 % en milieu urbain et 11,2 % en milieu rural. L’institution a observé un écart significatif entre les sexes, avec un taux de 27,9 % pour les femmes contre 13,9 % pour les hommes.
Le taux composite de la sous-utilisation de la main-d’œuvre, qui reflète le besoin global non satisfait de travail incluant le chômage strict, le sous-emploi lié à la durée de travail et la main-d’œuvre potentielle, est de 22,5 % au niveau national, 24,8 % en milieu urbain et 18,3 % en milieu rural. Selon le HCP, « les taux les plus élevés concernent les jeunes âgés de 15 à 24 ans (45,3 %) et les femmes (31,1 %), témoignant de la coexistence des différents aspects du besoin non satisfait de travail pour ces deux groupes ».
**Situation régionale du marché du travail**
Six régions affichent des taux de participation à la main-d’œuvre supérieurs à la moyenne nationale de 41,8 %. Ces régions sont Dakhla-Oued Ed-Dahab (63,9 %), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (46,4 %), Casablanca-Settat (45,6 %), Laâyoune-Sakia El Hamra (43,1 %), Rabat-Salé-Kénitra (42,6 %) et Marrakech-Safi (42,2 %). Les taux les plus bas se trouvent dans les régions de Drâa-Tafilalet (31,1 %), de l’Oriental (37 %) et de Guelmim-Oued Noun (37,2 %).
En ce qui concerne le chômage strict, les taux les plus élevés sont observés dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra (20,3 %), suivie de l’Oriental (14,9 %), de Guelmim-Oued Noun (14,8 %) et de Fès-Meknès (14,2 %). Deux régions, Rabat-Salé-Kénitra (10,9 %) et Casablanca-Settat (12,7 %), dépassent légèrement la moyenne nationale (10,8 %). Les régions de Dakhla-Oued Ed-Dahab, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceima enregistrent les taux les plus bas avec respectivement 5,7 %, 7,0 % et 7,3 %.

