Tarifs muséaux, Mercosur et dépistage en prison dès le 1er mai
Les tarifs préférentiels dans les musées fédéraux seront harmonisés à partir du 1er mai, selon un arrêté ministériel de la ministre Vanessa Matz. À partir de cette date, les détenus des prisons et des maisons de détention pourront être soumis à des tests de dépistage de drogues obligatoires.
Les tarifs préférentiels dans les musées fédéraux seront harmonisés à partir du 1er mai. Cette décision, annoncée par la ministre Vanessa Matz via un arrêté ministériel, vise à apporter plus de clarté.
Actuellement, les conditions d’accès aux musées fédéraux diffèrent d’un établissement à l’autre, tant pour les réductions que pour les gratuités. Certaines personnes, notamment celles en situation de handicap, paient un tarif réduit dans un musée et le prix plein dans un autre. Cela engendre « de la confusion pour les visiteurs et des inégalités entre les publics », a souligné la ministre.
Il a donc été décidé d’introduire des règles communes à tous les établissements fédéraux accueillant du public, tant pour la gratuité que pour les tarifs réduits.
À partir du 1er mai, l’accès sera gratuit pour certaines catégories de visiteurs, notamment les enfants de moins de 3 ans, les personnes en situation de handicap et leur accompagnateur, les enseignants ou les journalistes, sous présentation d’un justificatif.
Un tarif préférentiel sera proposé aux jeunes de moins de 25 ans (réduction de 60%) et aux personnes âgées de plus de 65 ans (réduction de 25%), ainsi qu’aux demandeurs d’emploi et aux bénéficiaires du statut BIM (-60%).
En outre, l’entrée sera gratuite pour tous les premiers mercredis du mois à partir de 13h00 (sauf au Planétarium).
Cette nouvelle politique tarifaire sera appliquée de manière uniforme dans tous les établissements.
De plus, les établissements fédéraux disposeront d’une plus grande flexibilité tarifaire et pourront fixer eux-mêmes leurs prix de base. Avant cette réforme, toute modification tarifaire devait être validée par un arrêté ministériel.
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Les détenus des prisons et des maisons de détention pourront être soumis à des tests de dépistage de drogues obligatoires à partir du 1er mai. Le recours à des moyens physiques est exclu, mais un refus sera considéré comme un résultat positif.
La ministre de la Justice, Annelies Verlinden, a déclaré que la consommation et le trafic de drogues dans les prisons restent des problèmes majeurs. Cela nuit à la cohabitation des détenus, met en danger la sécurité des agents pénitentiaires et est à l’origine d’agressions. Par conséquent, l’intensification de la lutte contre la drogue en détention vise à améliorer la sécurité, la santé et les chances de réinsertion des détenus.
Une base juridique a été établie pour la réalisation des tests de dépistage. Ces tests peuvent être exécutés de manière ciblée sur la base d’indices individuels, ou de manière aléatoire afin de « créer un effet dissuasif ». Ils seront effectués par chromage de salive ou d’urine.
En cas de test positif, le détenu sera orienté vers des services médicaux et psychosociaux pour recevoir les soins nécessaires et suivre un programme de traitement. Un nouveau test sera réalisé ultérieurement. Des sanctions peuvent également être appliquées dans certains cas, comme pour une fraude ou un refus.
La ministre souhaite étendre cette mesure aux maisons de transition où les détenus purgent la dernière phase de leur peine.
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L’accord de libre échange commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) entrera en application de manière provisoire à partir du 1er mai.
Cette application préliminaire découle d’une décision du Conseil de l’UE (États membres), sur laquelle la Belgique s’est abstenue en raison de l’opposition de la Wallonie.
L’accord UE-Mercosur, négocié près de 25 ans, vise à créer une vaste zone de libre-échange pour plus de 700 millions de consommateurs. Il facilitera l’exportation de davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux européens vers l’Amérique du Sud tout en permettant l’entrée en Europe de certains quotas de viande bovine, volailles, sucre, riz, miel et soja en provenance des pays du Mercosur.
Cet accord doit encore être voté par le Parlement européen, qui a demandé fin janvier à la Cour de justice de l’UE de vérifier sa conformité avec les traités européens. Cette procédure devrait nécessiter plusieurs mois.
L’application provisoire de cet accord commercial impliquera la suppression ou la réduction significative des droits de douane sur divers produits à partir du 1er mai. Le marché européen s’ouvrira davantage aux denrées alimentaires sud-américaines, mais sous condition de quotas. L’UE se réserve en outre le droit de suspendre temporairement ces tarifs préférentiels pour les importations sud-américaines si elles perturbent le marché intérieur et mettent la pression sur les agriculteurs locaux, une mesure de sécurité jugée toutefois insuffisante par ces derniers.

