
Blocus des lycées : le mouvement dégénère en violences, Lecornu réunit ses ministres
La mobilisation lycéenne qui touche plusieurs villes françaises a pris jeudi une tournure plus violente, avec des blocages, des incendies et des blessés signalés autour d’établissements scolaires. Face à cette situation, le gouvernement a annoncé une réponse coordonnée, tandis que les autorités éducatives et judiciaires insistent sur la sécurité et la continuité des cours.
Une mobilisation qui s’étend et se durcit
Selon les remontées policières citées dans la source, 340 actions étaient en cours dans la matinée devant des lycées et 169 blocages avaient été comptabilisés. En Île-de-France, plus de 200 lycées étaient perturbés, dont une cinquantaine marqués par des violences, des affrontements ou des dégradations d’après la Région.
Les perturbations ne se limitent pas à une seule ville. Des blocages ont été signalés à Paris, Marseille, Nantes, Strasbourg, Toulouse et Rennes. À Toulouse, des jeunes ont occupé des axes du centre-ville et les rails du tramway, ce qui a paralysé la circulation à certains endroits. À Strasbourg, la circulation des tramways a été interrompue à la demande de l’État pour limiter les mouvements autour des lycées.
Des incidents graves dans plusieurs établissements
La source fait état de dégradations importantes à Rouen, dans le lycée Blaise-Pascal, ainsi que de violences présumées contre deux proviseurs en Seine-Maritime. À Auchel, près de Béthune, un chef d’établissement a été hospitalisé après avoir été touché à la tête par un projectile, selon La Voix du Nord.
À Nantes, le hall du lycée Nelson-Mandela a été détruit par un incendie qualifié de volontaire par la proviseure adjointe, sans précision sur son origine. À Bordeaux, un feu a détruit l’entrée du lycée Mauriac, tandis que des barrages de poubelles ont empêché l’accès au lycée Montaigne. À Marseille, un fourgon de pompiers a été incendié près du lycée Saint-Exupéry et un pompier a été légèrement blessé.
Réponse politique et judiciaire
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres d’annuler ou de reporter leurs déplacements afin de laisser les préfets concentrer leurs moyens sur la gestion de la crise. Il doit aussi présider une cellule interministérielle de crise au ministère de l’Intérieur à 13 heures.
Dans le même temps, le garde des Sceaux Gérald Darmanin doit réunir en visioconférence les 36 procureurs généraux pour faire le point sur la réponse pénale souhaitée par le gouvernement. Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a, de son côté, dénoncé des violences d’une « extrême gravité » et indiqué que les cours à distance pourraient être décidés au cas par cas si des blocus empêchent l’accès aux établissements.
Ce qu’il faut retenir
- La source recense 340 actions et 169 blocages devant des lycées dans la matinée de jeudi.
- Plusieurs incidents graves sont signalés, dont des incendies, des dégradations et des blessés à Rouen, Auchel, Nantes et Marseille.
- Le gouvernement organise une réponse coordonnée avec une cellule de crise, tandis que la justice et l’Éducation nationale préparent des mesures de suivi.
Source : consulter l’article d’origine.
Cette synthèse a été produite automatiquement à partir de la source citée.
