
Blocus de lycées : 564 établissements perturbés vendredi, un policier frappé à Belfort
La mobilisation lycéenne a provoqué vendredi des perturbations dans 564 établissements, selon le ministère de l’Éducation nationale. Plusieurs villes ont aussi connu des incidents, allant de blocages à des incendies de poubelles, tandis qu’un policier a été hospitalisé après avoir été frappé à Belfort.
Un mouvement encore très étendu
À la mi-journée, le ministère a indiqué que 564 établissements avaient fait l’objet d’actions ou de perturbations depuis le début de la journée. Cette estimation donne la mesure d’un mouvement qui ne se limite pas à quelques sites isolés. D’après une source citée par Radio France, 140 actions avaient déjà été recensées dans la matinée, sans compter Paris et sa petite couronne, ce qui confirme une diffusion large sur le territoire.
Dans plusieurs académies, les autorités ont décrit des situations contrastées. En Île-de-France, la région a parlé de 55 lycées touchés par des violences, affrontements ou dégradations. À Lyon et dans sa métropole, la préfecture a signalé 11 établissements concernés par des actes isolés, notamment des incendies de poubelles et des tirs de mortiers. Dans les Bouches-du-Rhône, la situation a été jugée maîtrisée, avec encore 11 établissements concernés par des rassemblements.
Des dégradations et des interventions policières
Plusieurs incidents ont été signalés autour d’établissements scolaires. À Rennes, la préfecture a indiqué qu’un cortège s’était formé après des tentatives de blocage et qu’une tentative d’incendie de la façade de la mairie avait été évitée. Les pompiers y sont intervenus sur 13 feux. Toujours à Rennes, les autorités ont alerté sur l’usage de liquides et d’aérosols inflammables, jugés particulièrement dangereux pour les auteurs, les élèves, les passants et les bâtiments.
À Montreuil, le collège-lycée Jean-Jaurès est resté fermé alors que des gaz lacrymogènes et des tirs de mortier d’artifice ont été utilisés aux abords de l’établissement. À Paris, le feu a endommagé les entrées de deux lycées, Léonard de Vinci dans le XVe arrondissement et Gaston-Bachelard dans le XIIIe. À Nantes, le lycée Nelson Mandela est resté fermé jusqu’aux vacances de la Toussaint après l’incendie de son hall d’entrée.
Un policier blessé et des interpellations nombreuses
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé qu’un policier avait été violemment frappé à Belfort par des « émeutiers ». Selon lui, l’agent, ciblé volontairement, a perdu connaissance avant d’être hospitalisé, son état n’inspirant plus d’inquiétude majeure. À Paris, le parquet a aussi ouvert une enquête après la diffusion d’images montrant l’agression d’une policière en marge des blocus.
Les interpellations se multiplient également. Le tribunal d’Avignon a fait état de 60 personnes placées en garde à vue dans le Vaucluse. En Auvergne-Rhône-Alpes, le président de région a évalué les dégâts entre 25 et 30 millions d’euros, tout en indiquant que 93 lycées restaient fermés sur un peu plus de 300.
Ce qu’il faut retenir
- Le ministère de l’Éducation nationale a recensé 564 établissements perturbés ou visés par des actions vendredi.
- Plusieurs villes ont signalé des incendies, des blocages et des affrontements, notamment à Rennes, Paris, Nantes et Montreuil.
- À Belfort, un policier a été frappé et hospitalisé, tandis que le Vaucluse a compté 60 gardes à vue liées au mouvement.
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