
Affaires de corruption : Pedro Sanchez et Zapatero sous critiques.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a fermement démenti ce mercredi toute « corruption généralisée » autour de son gouvernement et du parti socialiste (PSOE). José Luis Ábalos, l’ex-ministre des Transports, a été condamné lundi à vingt-quatre ans de prison pour corruption.
Contraint de défendre son action face à l’accroissement des affaires judiciaires impliquant ses proches, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a vigoureusement démenti ce mercredi toute « corruption généralisée » au sein de son gouvernement et du Parti socialiste (PSOE) devant les députés. Ces derniers mois, des enquêtes et des procès se sont multipliés, affectant la vie de l’exécutif. Un petit résumé des affaires en cours.
Un ex-ministre condamné
José Luis Ábalos, ancien ministre des Transports, figure importante du Parti socialiste et acteur clé de l’ascension politique de Pedro Sánchez, a été condamné lundi à vingt-quatre ans de prison pour corruption. Les enquêteurs indiquent qu’il aurait reçu des compléments de salaire mensuels, le paiement de vacances en famille, des faveurs pour ses maîtresses, ainsi que le paiement de prostituées, en échange de l’attribution de contrats pour l’achat de millions de masques durant la pandémie de Covid-19.
L’épouse de Pedro Sánchez interdite de quitter le territoire
Deux jours avant la condamnation de José Luis Ábalos, Begoña Gómez, l’épouse du Premier ministre, s’est vu interdire de quitter l’Espagne dans le cadre d’une enquête pour trafic d’influence. Le juge en charge de l’affaire a exprimé des craintes concernant une éventuelle fuite à l’étranger avant son procès. Elle devait se présenter mercredi à 16 heures pour remettre son passeport à la justice et devra se rendre aux autorités deux fois par mois.
Zapatero inculpé
En plus de ces deux affaires, le frère de Pedro Sánchez attend également son jugement pour trafic d’influence, tandis que son mentor politique, José Luis Rodríguez Zapatero, ancien chef de gouvernement (2004-2011), est inculpé pour trafic d’influence dans une affaire liée au sauvetage par l’État d’une petite compagnie aérienne pendant la pandémie de Covid-19. Pedro Sánchez a défendu le prêt de 53 millions d’euros d’argent public accordé à la compagnie Plus Ultra, affirmant qu’il avait été « accordé conformément à la loi » et le qualifiant de « légitime ».
