France

Affaire Jubillar : Accès interdit au site des ossements retrouvés

La curiosité morbide semble ne connaître aucune limite. Le maire de la commune de Mailhoc, dans le Tarn, a été contraint de prendre un arrêté pour interdire l’accès au site des recherches, où les ossements de Delphine Aussaguel ont été découverts, afin de dissuader les curieux en quête de sensations malsaines.

Des restes humains ont été retrouvés le jeudi 16 juillet, suite aux indications fournies par Cédric Jubillar, le mari de l’infirmière disparue à Cagnac-les-Mines en décembre 2020. Ce dernier, condamné à trente ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises du Tarn en octobre pour le meurtre de sa femme, avait été sorti de sa cellule pour assister les enquêteurs dans la localisation des ossements. Après analyse à l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale en région parisienne (IRCGN), il a été confirmé qu’il s’agissait bien des restes de la disparue.

Cependant, depuis cette découverte, de nombreux curieux se rendent sur les lieux pour poursuivre les recherches. Face à cette situation, le maire Jean-Marc Escoutes a dû interdire l’accès au « chemin de Lobre » jusqu’au 31 juillet, comme il l’a expliqué à nos confrères d’ICI Occitanie :

« On a eu un appel de la gendarmerie dimanche matin nous signalant qu’il y avait beaucoup de curieux sur le site. Quand nous y sommes allés avec mes adjoints, il y avait peut-être une dizaine de personnes sur place. Certains étaient même venus avec des pioches et des pelles pour continuer les fouilles. Ça ne pouvait pas continuer comme ça, donc, on a pris un arrêté interdisant l’accès de ce chemin pour éviter qu’il y ait trop de monde qui aille sur le site. »

Delphine Aussaguel avait été portée disparue en décembre 2020, alors qu’elle se trouvait au domicile du couple à Cagnac-les-Mines, près d’Albi. En instance de divorce, elle se préparait à entamer une nouvelle vie avec un autre homme.

Cédric Jubillar, condamné par la Cour d’assises du Tarn, a fait appel de ce jugement. Son procès en appel est prévu pour le 21 septembre prochain, mais ses avocats ont déjà exprimé leur souhait de reporter cette date à la suite des aveux de l’accusé.